Pseudo-télétravail: Travailler au Parc

Publié le 10 May 2008, par Babozor

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[rigolo, mais je poste cet article préparé cette nuit justement depuis ce même parc... travail, travail]

Jeudi (le 8 mai, jour férié à priori) j’ai tenté une expérience inédite…
Ma fille avait été malade (moi aussi je suis malade, toujours un peu d’ailleurs) le jour précédent, et jeudi c’est ma femme qui a succombé au vilain virus transmis par notre fille. On a une deadline de la mort chez findawine le 15 mai (dans moins d’une semaine) et beaucoup de travail. Personne pour garder mademoiselle, et aucun moyen de la garder à l’intérieur avec un temps pareil. J’ai donc pris mon ordi, les jouets et mademoiselle sous le bras pour aller travailler au parc (expérience inédite).
Quelques conseils donc si vous souhaitez tenter cette expérience de délocalisation:

1. Batterie chargée à bloc
Je sais ça peux paraître idiot, mais ce matin là je n’ai pas prévu cette délocalisation forcée et pour la première session de parc du matin (9h-12h environ) ma batterie n’étais qu’à moitié chargée, avec d’ultime tentatives de tricks pour économiser au maximum la batterie (virer les processus inutiles, baisser la luminosité de l’écran, etc…). Evidemment j’ai tenté de trouver une prise électrique pour pouvoir recharger mon portable (oui je sais je suis un peu naïf de temps en temps) avec un succès plus que limité (y’a bien une prise électrique dans la loge du gardien du parc, mais qui est à 200 mètres de l’aire de jeu et avec un gardien pas très coopératif)
Donc mon premier conseil, avant de partir en vadrouille, chargez votre batterie à fond les manettes.

2. A boire, à manger
Là je ne parle pas des bananes et de la bouteille d’eau pour mademoiselle, mais des boissons et un peu de nourriture pour vous. Vous n’êtes pas à la maison, donc pas moyen d’un rapide détour par le frigo… travailler ça fatigue (surtout au soleil), donc prévoyez eau (ou toute autre boisson de votre choix) et quelques collations pour maintenir votre productivité, sans devoir quitter le parc ou votre enfant des yeux.

3. Combat contre le soleil
Cela a été une des difficulté de cet exercice. Tente de pouvoir travailler et ne pas être ébloui par le soleil. Même si le rendu de la dalle du MacBook Pro 15″ est bien, avec un soleil dans le dos, c’est juste impossible de travailler. J’ai donc dû changer 6 fois de banc, suivant le trajet naturel du soleil et de l’ombre (et prévenant ma fille régulièrement de ma position, pour qu’elle ne se sente pas perdue…)

4. A la recherche du WIFI perdu
Là j’ai eut plutôt de la chance, puisque le parc est situé près du zone résidentielle assez dense (avec une grande barre d’immeubles à proximité), donc pleins de wifi relativement de bonne qualité (au delà des 29% fatidiques qui rendent le wifi potentiellement inutilisables dû aux coupures) et dont certains (deux en particulier) ouverts!
A noter que certains parc de la mairie de Paris sont équipés de wifi (ce qui n’était pas le cas de celui dans lequel nous étions) par la mairie (jamais vraiment essayé).
Pendant quelques heures un wifi plus ou moins stable, et puis ensuite des coupures et quasiment impossible de travailler en ligne.
Mon conseil: prévoyez de pouvoir travailler hors ligne (j’ai backupé toutes les bases et scripts dont j’avais besoin et travaillé en local) si aucun réseau n’est trouvable.

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5. La sable, ennemi naturel de votre ordinateur
Attention danger! Le sable c’est rigolo pour jouer avec, mais votre ordinateur n’aime pas ça. Que ce soit, le clavier, la connectique ou encore l’écran, le sable est votre ennemi, donc évitez tout contact!

6. Sécurité
Vous êtes dans un parc, vous vous baladez avec 2000 euros de matériel, cela peut poser des problèmes (vol, emprunts, whatever…) ne quittez jamais votre ordinateur, ne le laissez pas, ne serais-ce qu’une seconde seul (même dans votre sac). Ce n’est même pas pour la valeur monétaire que cela représente (c’est chiant mais remplaçable), mais plutôt pour toutes les données que vous risquez de perdre.

7. Les regards qui tuent
C’est aussi un paramètre à prendre en compte, les enfants et autres parents ne sont pas vraiment habitués à voir quelqu’un emmener sa fille et son laptop au parc. Au mieux vous passerez pour un vieux geek des land, au pire pour un mauvais père. Même si je n’ai aucun problème de ce point de vue là (je sais ce que je fais avec ma fille et n’ai aucun problème avec ma parentalité) pour certains cela peut être un problème, donc soyez conscient de ce fait.

Globalement l’expérience était plutôt plaisante (même si un peu forcée pour l’occasion), travailler au soleil, à l’air libre est quelque chose d’assez unique. Malgré tout c’est une expédition qui se prépare.
Et vous, vous avez eut ce genre d’expérience?

Grosses chaleurs: les boissons des Travailleurs du web

Publié le 8 May 2008, par Babozor

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Il fait beau, il fait chaud… et comme beaucoup vous êtes coincé dans votre bureau, alors que vous préféreriez vous prélasser dans un parc au soleil.
Les plus chanceux ont une clim (encore que dans mes souvenirs, ça avait une fâcheuse tendance à m’enrhumer, les passages violents chaud/froid), les autres trouverons un autre moyen pour se refroidir.
Il n’empêche que dans tous les cas, vous devez vous hydrater…

Ma solution: après la demi-heure de vélib pour arriver au bureau, un yop framboise pour se rafraichir et reprendre des forces, ensuite alternance entre eau minérale (ici de la Volvic deux bouteilles par jour) et Coca Sango (que j’essaye de limiter au maximum)

Et vous c’est quoi votre méthode, vos boissons pour échapper à cette chaleur au travail?

mois de Mai: congés en cascade…

Publié le 8 May 2008, par Babozor

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Photo honteusement volée sur http://www.tripalbum.net/

C’est bien connu, le moi de Mai est autant détesté qu’apprécié.
Détesté par les employeurs unanimement, à cause des 3 jours de congés (1er et 8 mai et Lundi qui sont trois jours fériés) obligatoires et des éventuels ponts qui en résulteront (entre 3 et 5 jours de productivité en moins).
Apprécié pour les salariés qui leur permettent de prendre quelques week end prolongés bien sympathiques.

Certains font le pont, d’autres non… moi je travaille, pas le choix avec une deadline ultime placée le 15 mai.
Et vous? pont, pas pont? quelles sont vos impressions sur ce fameux mois de mai des plus improductif?

7 raisons pour lesquelles vous DEVEZ quitter votre job

Publié le 3 May 2008, par Babozor

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[Photo honteusement volée ici]

(et surtout essayer d’en trouver un meilleur)

Durant ces presque dix ans de travail dans le web, j’ai pas mal changé de boulot… j’ai fait le compte et pas moins de 12 ou 13 entreprises différentes (dont 4 juste pour l’année précédente). Je ne fais pas ça par jeu (bien au contraire), mais pour essayer de trouver l’entreprise qui me va le mieux (ce que je pense avoir trouvé plus ou moins avec findawine, espérons…). Il y a toujours une raison profonde qui déclenche ce départ, en voici une petite liste:

1. Vous régressez
Au lieu de vous améliorer, d’apprendre des nouvelles choses, ou même d’être plus efficace, vous régressez profondément… Vous vous trouver coincé à faire du copier/coller débile, à remodifier 27 fois la même chose (ça je suis d’accord on l’a tous fait, mais si ça occupe plus de 25% de votre temps ça risque de poser problème), et au bout de quelques mois, les tâches que vous effectuiez avec brio avant vous paraissent aujourd’hui insurmontables. A moins de prendre le taureau (votre boss donc) par les cornes et tenter d’inverser ce cercle vicieux, pas d’échappatoire… il va falloir vous barrer, sinon d’ici peu vous allez tenter le concours d’entrée à la poste.

2. Votre boss est un con
J’en ai parlé suffisament je crois… avoir un boss ou un supérieur direct ou un client con est quelque chose de difficilement gérable au quotidien. Reste la fuite… une bonne technique à vrai dire :)

3. Augmentation: 3%
C’est sans aucun doute une des pires plaie du travail dans le web: les augmentations symboliques… qui n’a jamais eu par le passé une merveilleuse proposition d’augmentation de 3% de son salaire brut, malgré les nuits, soirées et week end que vous avez sacrifié pour votre sacro-saint patron? Voil, maintenant vous avez la vraie réponse, la réponse à votre question qui était: “Combien mon patron m’estime-t-il après tous mes efforts?” Pas grand chose apparemment… il est peut être temps de mettre les voiles

4. Du matériel de merde
Rien n’est plus rageant que de devoir se battre plusieurs par jour contre une matériel rétif. Devoir faire de la place sans cesse sur son disque, redémarrer 27 fois par jour, relancer le serveur… toutes ces tâches ennuyeuses et complètement contre-productives vous pourrissent la vie. Si malgré les nombreuses relances dans la six mois la situation n’a pas dramatiquement (et de façon drastique) changée là aussi vous savez l’estime qu’à de vous votre bien aimé patron: pas grand chose malheureusement.

5. Conditions de travail pitoyable
Votre chaise branle, vous avez un demi bureau, vous travaillez dans un local sans fenêtre, entouré de serveurs bruyants, il fait 40 degré en permanence, il n’y a pas de ventilation… si les symptômes persistent, cf. point 3 ou 4

6. Projet pourri
On vous a promis ce super projet pour vous appâter, on a faillit vous mettre dessus, mais en attendant on vous a mis sur ce projet navrant et chiant comme les pieds. Ce qui devait être un passage rapide devient une longue traversée du désert, qui apparaît sans fin… malgré vos protestations et vos menaces, votre responsable vous donne toujours une hypothétique date de changement, pour vous apercevoir quelques semaines plus tard que le merveilleux projet a déjà été confié à quelqu’un d’autre… (vous savez quoi faire)

7. Ambiance délétère
C’est la valse des départs et des arrivées, vous même êtes arrivé depuis 4 mois à peine et vous faites parti des “vieux”, tout le monde se tire dans les pâtes, tente de tirer la couverture à soi… bonne ambiance, productive et propice à l’épanouissement.

8. Vous pouvez trouver mieux ailleurs
Et oui… on a beau dire ce qu’on veut, le bonheur même au travail ça se construit. Surtout en ce moment, si vous n’êtes pas heureux ou même content de votre travail, il y a suffisamment de travail (en particulier si vous êtes développeur, les recruteurs se battent littéralement pour vous) pour que quitter votre travail aujourd’hui ne soit pas réellement un problème, mais bon comme le dit le proverbe (le machin avec l’herbe verte du voisin), vous savez ce que vous quittez bla bla bla, mais ça c’est une autre histoire…

Qu’est ce qui fait un bon développeur?

Publié le 29 April 2008, par Babozor

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[Article extrèmement intéressant, très juste, que je m'empresse de traduire et d'adapter...]

Qu’est ce qui fait vraiment un bon développeur? Certains diront une attitude positive, d’autres diront une bonne dose de sucre et de caféine, alors que d’autres parieront pour une absence de lumière et autant d’écran qu’un bureau peu supporter.
Tout le monde a des anecdotes avec des développeurs avec lesquels ils ont travaillé qu’ils trouvaient brillants. Malheureusement, la plupart du temps, ce jugement n’était pas basé sur la qualité du code produit, ou le fait de respecter les deadlines, mais sur des critères bien moins importants, comme le fait que le développeur connaissait le nom de ses collègues, le nombre de lignes de code qu’il était capable de produire ou combien ils semblaient professionnel en parlant de leur travail.
Malheureusement, les meilleurs développeurs sont une race difficile à apprivoiser. Voici donc une liste, qui n’est certes pas applicable à tous, mais qui pourrait vous aider à repérer un bon développeur.

Pessimiste
Les bons développeurs son toujours pessimiste par rapport à leur travail. Cela ne veut pas dire qu’ils sont abattus, sans vie ou même ronchons, mais juste qu’ils pensent toujours aux choses qui iront de travers et comment gérer cela.
Ils estiment qu’à un moment ou un autre ils devront casser une partie du code déjà effectué, que le hardware risque de crasher, que la sécurité risque d’être compromise, et que de façon ultime le bureau risque de partir en cendres. Les plus brillants penseront à tous ces événements arrivant en même temps. Et ils ne seront pas content avant d’avoir un plan spécifique, mis en action et testable pour contrer tous ces problèmes. Même avec ça ils ne seront toujours pas complètement tranquille.
Les développeurs pessimistes seront ceux qui trouveront toujours des défauts dans les idées, et la chose importante en travaillant avec eux à se rappeler c’est qu’ils ne le font pas pour ruiner votre merveilleuse idée, ils le font pour s’assurer que l’idée qui se transformera en projet a bien été pensée et que la plupart des problèmes possibles ont été anticipés. Cette attitude névrotique, paranoïaque et pessimiste est exactement ce que vous devez chercher chez un développeur, si vous chercher un code robuste, sûr et fiable.
Au contraire, un développeur optimiste sera enclin à penser que le code fonctionnera correctement, ou qu’il est sûr et vous donnera une deadline pour votre projet sans se soucier des problèmes qui l’attendent au tournant.

Feignant
La feignantise n’est jamais vu comme une qualité, et la plupart du temps ce n’est pas le cas. Ce qui par contre est désirable est la personne qui ne veut pas des tâches répétitives, ou gaspiller du temps à faire ce qu’une machine pourrait faire à sa place, ou encore écrire du meilleur code maintenant pour éviter d’y retoucher plus tard. Un développeur feignant est celui qui construit une librairie de code réutilisable, ou veut un processus de fabrication automatisé, plutôt qu’une série de copier/coller, ou encore des procédures de test unitaires rapides et simples, ou écrire du code surchargeable même si ce n’était pas demandé (plutôt que d’avoir à le refaire plus tard).
En bonus, en général un développeur feignant est celui qui essayera de garder le projet dans les rails et centré sur son objectif principal.
Par exemple, en designant une structure de catégorie, un développeur feignant assumera une structure 1-N (ou N-N), même si pour l’instant les besoins sont de type 1-1. Pourquoi? Parceque cela peut arriver un jour, et c’est plus simple de le faire maintenant que de le modifier après.

Curieux
Les bons développeurs s’ennuient souvent avec des tâches répétitives (cf Feignant) et passent une partie de leur temps à tenter de trouver des problématiques intéressantes à résoudre.
Les développeurs curieux seront constamment à la recherche de nouveaux problèmes à résoudre, et de meilleurs moyens pour résoudre d’anciens problèmes. Ils seront ceux qui encourageront à utiliser de nouvelles façons de travailler et transformeront constamment les systèmes existants. Ce seront aussi les plus conscients des problèmes actuels dans leur environnement de travail, et essayant de corriger ces problèmes. Les développeurs curieux ont en général une grande connaissance, pas seulement dans leur domaine ou langage, mais aussi de langages, solutions ou technologies alternatives.
La curiosité engendre souvent la créativité, un point aussi très désirable chez un développeur. Un profond désir de trouver des voix alternatives à un problème quand toutes les façons conventionnelles ont été usées est toujours utile. C’est ce genre de mentalité qui engendre “une pensée en dehors de la boîte” et du code créatif.

Méticuleux
Beaucoup de bons développeurs s’attachent aux détails. Ils demanderont de la constance dans leur travail, en particulier dans leur équipe (ils prennent en main par exemple, les standards et conventions de nommage par exemple). Ils voudront des tests unitaires et une revue de code régulière. Ils voudront que tout le monde dans l’équipe documente et annote son code. Ce seront ceux aussi qui vous embêteront avec les messages de log sous SubVersion (ou un autre logiciel de versionnning).
Ils seront aussi les plus pointilleux dans la communication, n’hésitant pas à poser des questions paraissant évidentes, juste pour être sûr de bien avoir compris la problématique. C’est d’autant plus vrai dans les rapports de bug par exemple. Même si ils ne sont pas souvent des communicants passionnés, ils sont souvent capables d’expliquer les concepts de façon clair et précise. Cette clarté est un avantage indéniable dans un environnement de production, en particulier si l’apprentissage est encouragé.

Article merveilleux qui résume toutes les qualité d’un bon développeur (en tout cas pour moi).
Par expérience, la bonne maîtrise d’une technologie ou d’un langage ne suffit pas, c’est surtout l’approche de la personne face au travail ou à certaines problématiques qui font de cette personne est très bon développeur.

Et vous vous en pensez quoi de cette définition?