
[Très chouette tshirt, un peu just limite moulant… ça me forcera à perdre les 72 kilos que j’ai en trop tiens!]
Hier (samedi) c’était le VideoParisCamp 2ème édition, à La Cartonnerie (lieu magnifique, un peu comme une capsule temporelle qui nous transporterais dans les années 50…) et c’était vachement bien.
Lieu/Logistique/Brunch
Tout d’abord un lieu exceptionnel, un peu à l’image des BarCamp: un peu bordélique, mais chargé d’inspiration, d’histoire, décentralisé… le lieu est composé de divers salles autour d’une micro-rue (une cuisine, un ancien atelier, une mezzaine, etc…).
Organisation au poil avec Open Tshirt (donc Tshirt gratos), Brunch pour les courageux qui ont débarqués dès 11h.
Certes des problèmes avec le Wifi (qui tombait régulièrement, ce qui a empêché Thierry de pouvoir assister aux sessions à distance depuis la Suisse, dommage…) mais globalement un peu bordélique (c’est aussi un peu le principe du BarCamp), un peu agité mais tout était prévu et tout c’est bien passé (avec comme d’habitude un peu de retard, mais là non plus rien de plus normal pour un BarCamp).
Félicitations à Mathieu et Phil pour l’organisation et avoir su rameuter les sponsors (en nombre) pour financer cet évènement.
Production/Financement/Monétisation
Après la traditionnelle présentation de tout le monde (via 3 tags) j’ai participé à une session des plus intéressante (que j’avais un poil initié en fait) sur une probématique d’aujourd’hui qui se repose sur un constat simple.
Aujourd’hui vous avez accès soit à du contenu pro mais de façon plus ou moins illégale sur le web (via Torrent ou autre), soit du contenu merdique (98% de ce qui est dispo sur YouTube par exemple) et au milieu rien ou pas grand chose… même si le coût d’entrée dans la vidéo de qualité professionnelle a dramatiquement baissé (passant de plusieurs centaines de milliers d’euros à entre 5 et 10 milles euros) cela reste un obstacle pour beaucoup.
D’un autre côté les annonceurs (ceux qui ont du pognon si on résume) ont du mal à trouver du contenu intéressant à sponsoriser, qui atteigne leur cible et qui ait du sens (autre chose qu’un informertial je veux dire).
Aujourd’hui on se retrouve donc avec un trou entre les contenus pro mais légalement inaccessibles gratuitement et d’un autre côté une masse de contenu in-interessant et/ou de mauvaise qualité.
Comment faire donc pour pouvoir assurer un financement à ceux qui seraient susceptibles de pouvoir créer du contenu de qualité?
Problème donc complexe, mais très intéressant avec différents intervenants (désolé je me souviens pas des prénoms de tous) dont un mec de Marmiton, des gens de chez Orange, une personne d’EMI, un gars de Eyeka (avec une approche inverse: les annonceurs balancent des briefs sous forme de concours vidéo), etc…
Discussion passionnante et peu ou pas de solution immédiate, à part le constat que les institutionnels ne se mouillent pas ou très peu (les annonceurs, les chaînes de télé pour ne pas les citer) et que tout le monde attend un peu de voir quels seront les programmes qui se démarqueront (en terme d’audience et de qualité) pour éventuellement mettre du pognon dedans.
Pleins d’autres problèmes ont été abordés, comme par exemple les différents mode de rétribution pour les artistes/producteurs de contenus vidéo: publicité, sponsor, vente, location, participation des spectateurs, etc… pour en arriver à la conclusion que pour l’instant les producteurs de ce genre de contenu (en particulier les producteurs de documentaires) ne vivaient pas ou peu de leurs productions.
Un équilibre reste donc à trouver pour pouvoir garantir un contenu de qualité, gratuit et qui puisse permettre de rétribuer les auteurs correctement.
Atelier passionnant…
Christophe très en forme
Deuxième atelier sur les échanges et la réputation (en reprenant le terme de Whuffie de Cory Doctorow) par Christophe Ducamp et son vélo hacké… très en forme, exposé inspiré et passionnant mais un peu difficile à suivre. J’ai un peu lâché le cours au bout de trente minutes et hop j’étais perdu…
J’adhère beaucoup au concept de whuffie ou de réputation, variable selon la sphère et le domaine qui garantie une contribution optimale entre les différents acteurs, reste à trouver un moyen cohérent et pratique de mise en place, pas facile.
Conclusion
Je n’ai malheureusement pas pu assister à la troisième session ni à la soirée qui a suivie (obligations familiales obligent)… mais l’expérience était une fois de plus une réussite avec des discussions et des rencontres passionnantes. J’adore le format des BarCamp, qui permet à tous de participer et de s’enrichir sur un thème particulièrement intéressant, cette fois ci la vidéo.
Je serais aussi à l’OpenCamp (sur le thème de l’identité numérique) le 28… (plus d’infos ici)