Archive pour la catégorie ‘Travail, contrats, etc…’

Un syndicat/corporation pour les Travailleurs Du Web

Publié le 20 June 2008, par Babozor

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Oui je sais j’ai déjà abordé le sujet, mais je penses que de plus en plus il s’avère nécessaire de pouvoir mettre une structure en place qui puisse aider tous les Travailleurs Du Web.

Depuis des années que je suis dans le métier, je vois des gens se faire maltraiter, faire des horaires indécentes non payés, se faire virer vilainement, travailler dans des conditions plus que limite, des sociétés utilisant massivement et sans scrupules stagiaires et contrat précaires, etc…
Surtout je vois que la communauté de TravailleursDuWeb s’agrandit tous les jours et que personne ne leur demande leur avis sur des sujets qui les concerne au premier plan (les divers lois débiles sur le numérique, l’innovation ou le piratage en sont un bon exemple). Une communauté grandissante, mais aucune ou peu de visibilité.

J’avoues que je ne suis pas un syndicaliste forcené, pas sous la forme qu’elle existe en France en tout cas… le plan post-bolchévique qui va cramer des préfectures (oui je sais je caricature à outrance, mais c’est voulu) pas trop mon style, mais surtout pas très efficace.

Je serais plus adepte d’une corporation, une structure qui pourrait donner une voix audible à tous les travailleurs du web, mais surtout pouvoir leur apporter un soutien dans les moments difficiles, les conseiller… permettre aussi aux différentes personnes qui composent cette communauté de se connaître, se rencontrer…

Je n’ai aucune idée de la forme juridique que cela pourrait prendre et même si cela est possible, mais je suis convaincu que le métier en a besoin.

Et vous vous en pensez quoi?

Bloggers Pro à la Française

Publié le 20 June 2008, par Babozor

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C’est donc officiel: Eric de Presse-Citron passe “bloger pro”, puisque ses différentes activités online lui permettent d’en vivre (vous pouvez en lire plus ici).

Loin de moi l’idée de relancer la baston “Journaliste VS Blogger”, mais il est intéressant de voir que comme certains autres, Eric arrive aujourd’hui à vivre de ce qui a été et est sa passion. Ils sont certes une poignée à se consacrer à temps plein à ceci, mais ils existent… alors qu’on aurait pu penser que pour les bloggers francophones les carottes étaient cuites (comparés aux bloggers US I mean).

Bonne nouvelle pour le contenu
Bonne nouvelle donc, puisque les blogs arrivent a faire vivre certains d’entre nous, et que cela leur permet de se consacrer à cette activité à temps plein… et qu’on peut donc espérer encore plus de contenu (qu’on espère) de qualité.
Travailleurs du web indépendant, leur objectif reste quand même faire de l’audience (pour pouvoir continuer à en vivre, il faut que les contrats publicitaires et adSense soient au rendez-vous) et j’espère que les différents pro sauront garder le cap, et ne pas suivre l’exemple de la presse écrite qui c’est auto-sabordée en se censurant pour ne pas déplaire à ses annonceurs.

A quand Babozor blogger pro?
Ah ah ah… elle est drôle celle là. D’abord je n’ai pas le traffic suffisant et puis surtout c’est clairement pas ma volonté, même si c’est une activité qui prend du temps, elle reste pour moi annexe (bien que passionnante). Il est vrai néanmoins que depuis quelques mois j’ai eut quelques propositions sonnantes et trébuchantes de publicités sur TDW, et qui ont été toutes (ou presque, puisque certaines négo restent en cours) déclinées (je me verrais mal faire de la pub pour une SSII ou Microsoft alors que je leur crache à la tronche régulièrement).
D’abord mon but quand je cherche un financement ou quand je mets de la pub n’est pas de me faire de la thune (et honnêtement y’a pas de mal à ça fondamentalement) ou passer “pro”, mais avoir les moyens de pouvoir produire du contenu intéressant et de qualité (c’est ma démarche avec la plan vidéo/reportage). Donc oui, un peu d’argent, mais que j’essaye d’utiliser dans le bon sens… pas de prise de tête ou de giga meulon, juste un peu plus de moyens pour tenter de faire des trucs cools.

En tout cas félicitations à Eric et bon courage pour la suite… c’est tout de même couillu comme décision.
Et vous vous en pensez quoi de cette professionnalisation des bloggers?

Les managers à la française

Publié le 17 June 2008, par Babozor

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[Photo mortelle… honteusement volée ici]

Sujet hautement casse gueule, mais je me lance…
De par ma longue expérience, j’ai pu tester bon nombre de managers aussi bien français qu’étrangers et autant le dire tout de suite la comparaison pour nos frères managers français n’est pas très flatteuse.

C’est quoi un manager?
Tout d’abord ami Chef de projet, rassure toi, tu n’est pas un manager… un cadre certes, mais pas un manager. Ton chef par contre lui est censé être un manager.
Etre manager veut dire plusieurs choses:
- encadrement: savoir gérer son équipe, recruter, garder, motiver, virer au besoin, bref faire tourner l’effectif de son entreprise ou de son service.
- gestion financière: les rentrées (que ce soit directement le CA ou les budgets qu’il va demander ou quémander au groupe) et sorties d’argent (matériel, licences, recrutement, augmentation, etc…)
- vision: savoir où doit aller son service, où il a envie de l’emmener.
Beaucoup de travail donc pour un seul homme, le but étant bien sûr que le manager donne la ligne directrice et il doit se faire aider pour certaines tâches.

Pourquoi (souvent) ça ne marche pas?
Un bon manager est donc un mix entre plusieurs choses parfois antinomiques. On peut avoir une vision et aucun sens de gestion financière, ou encore être un très bon gestionnaire, mais n’avoir qu’un contact déplorable avec ses employés. Le rôle du manager est important puisque c’est lui qui est censé guider le bateau (surtout dans la tourmente), il doit être celui qui donne le chemin à suivre et qui nous/vous donne les moyens de le suivre.

Plusieurs problèmes:
- trop proche/trop lointain: c’est toujours un dosage fin et tenu où il faut trouver sa place avec le reste de la troupe. Le manager doit être présent, mais pas trop, c’est lui qui fait le pont entre la direction et le reste, il doit être suffisamment proche, sans l’être trop.
- pas de politique: être un manager cela nécessite (surtout dans les grands groupes) de savoir faire de la politique ou presque de la diplomatie, surtout en période d’allocation de budget. Aller flatter paul, promettre à jacques en crachant sur le dos de pierre…
- à l’ouest: parachuté pour diriger une équipe web, alors qu’il travaillait dans le print c’est possible mais compliqué, puisque la personne ne connaît pas les contraintes inhérentes au métier, notamment les coûts humains ou le matériel nécessaire.

Quid du manager frenchy?
Je dois dire que ma perception des managers français est assez décevante, quand on contraire mes rares expériences en particulier avec des managers anglo-saxons ont plutôt été réussis. La grande question: pourquoi? (et je sais je vais simplifier/shématiser c’est vilain et certes d’une structure à l’autre et d’une personne à l’autre rien à voir… j’en suis pleinement conscient)
Culturellement, je pense que le rôle des managers n’est pas perçu de la même façon. Pour les français c’est une fin en soit, on a eut le grand bureau, les cartes de visites et la carte bleue de la société, c’est bon on va pouvoir en profiter un peu après tant d’efforts… et ils se relâchent et font n’importe quoi (et puis ils sont vachement plus difficilement virable).
La plupart des managers anglo-saxons ont un (gros) intéressement sur le CA ou le cours de l’entreprise, c’est donc leur intérêt de faire du bon business, d’essayer de faire que tout le monde travaille bien, etc…

Nouvelle génération?
Malgré cela et mon constat complètement arbitraire, je vois progresser une nouvelle génération de managers français (j’en ai pas beaucoup rencontré, mais quand même quelques uns) qui sont moins rétrogrades, qui pensent que payer du matériel correcte ne profite pas l’employé mais surtout l’entreprise, qui n’hésitent pas à se mouiller pour certains projets, etc… une évolution dans le bon sens, ou un changement culturel.

Manager c’est un travail difficile… mais souvent je fais la comparaison entre leurs tâches (théoriques) et leurs salaires… avec ce gros salaire, ils devraient être capable de pouvoir faire ceci ou cela, mais plus que ça la plupart du temps ils sont un obstacle de plus, alors que leur rôle est d’aider les salariés à effectuer leur travail le mieux possible.

Et vous c’est quoi votre expérience avec vos managers?

Travailleurs du Web & pouvoir d’achat…

Publié le 4 June 2008, par Babozor

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[La “fameuse” course remplisseuse de placard/frigo de début de mois]

On nous en rabat les oreilles depuis maintenant quelques mois, mais pour la plupart des gens n’ont pas besoin d’avoir fait de longues études en économies pour savoir que la vie est de plus en plus chère, que le prix des denrées de base se sont envolés depuis quelques mois…

Trois indices qui ne trompent pas:
1. La course du début de mois
Généralement je fais une giga course de la mort par mois pour acheter le stricte nécessaire pour remplir les placards: pain de mie, biscottes, eau, lait, pommes de terre, riz, pâtes, boites divers et variées, chocolat (oui c’est un produit de base - on ne rigole pas avec le chocolat attention!), etc… cela fait des mois que je fais quasiment exactement les mêmes achats tous les mois, puisque nos besoins sont stables je refais toujours plus ou moins la même course tous les mois.
Depuis un an, explosion du prix moyen de cette course qui est passé de 180 à aujourd’hui presque 250 euros… presque 40% (on va dire 30 pour faire un chiffre rond) d’augmentation pas mal pour un an (et donc je rigole quand on me donne des chiffre à 3 ou 4% d’augmentation moyenne).

2. De la bouffe de merde
Mon gros ventre en est le témoin, j’ai toujours porté un intérêt certain sur la bouffe et en particulier pour ma fille (qui a trois ans) sur la qualité de celle ci. Je pense qu’un des meilleurs moyens pour faire goûter à tout aux enfants est de faire de bonnes choses à manger… et aujourd’hui à mon grand désarroi on est obligé de baisser notre niveau d’exigence. Plus de poisson frais (à 30€ le kilo pas trop les moyens), moins de fruits et légumes frais et surtout de bien moins bonne qualité, des boîtes de marque distributeur au lieu de bonnes conserves… bref on dépense plus et pour manger moins bien.

3. Une seule sortie par mois
Il y a encore quelques mois (voir un an environ) on sortait beaucoup plus avec ma femme: une fois par semaine (en moyenne), un petit resto ou un cinoche… aujourd’hui on se limite à une seule sortie par mois, pas les moyens de sortir plus, ou sinon avec le risque de crever littéralement de faim les 5 derniers jours du mois.

La faute à qui?
On pourrais blâmer pleins de gens: les loyers qui continuent de grimper (+10% en un an, je sais que c’est illégal mais c’est comme ça), la bouffe de base de plus en plus chère, les salaires qui ne suivent pas ou peu… un peu la faute à tout le monde et à pas de chance

Des solutions?
Dans l’immédiat j’en vois pas, à part une remise à niveau générale des salaire pour suivre réellement la courbe d’augmentation des prix ou un indice fiable (et pas leur indice pourri qui mixe pâtes et télé LCD… ouais le numérique baisse mais est ce que vous mangez des lecteurs MP3 au petit déj?)

Ce que je trouve troublant, c’est que mon niveau de salaire est censé me mettre à l’abris de ce genre de problématique… il y a encore 5 ans mon salaire actuel me semblait délirant (et je me disais que je m’achèterais pleins de trucs inutiles), alors qu’il m permet (à moi et à ma famille) tout juste de survivre. Pas ou peu d’extras, pas la possibilité d’épargner…

Et vous, vous en pensez quoi, c’est quoi votre méthode pour ne pas trop subir l’augmentation du coût de la vie?

Petit point intermédiaire…

Publié le 30 May 2008, par Babozor

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Voilà maintenant une petite semaine que j’ai lancée mon opération moi@quelque_part a été lancée, il est donc temps de faire un petit point, une petite synthèse à mi-parcours:

1. Taux de transformation
Je pense que je dois être le champion du taux de transformation, puisque j’ai fait le calcul hier soir et je dépasse les 60% de taux de transformation envoi de mail -> entretien. Cela réconforte un peu mon égo mis à mal par le divorce avec findawine…

2. Optimiser les entretiens
J’essaye tant bien que mal de sonder le terrain avant d’aller à un entretien, d’abord sur le job, pour m’assurrer que je ne suis pas sur-dimensionné par rapport au poste (payer 45-50 pour un poste équivalent à un junior sûr que ça va poser problème), ensuite sur certains points importants qui pour moi sont éliminatoires dans certains cas: le salaire, les conditions de travail, etc…

3. Marcher à l’instinct
Je n’ai pas trop changé de mode de fonctionnement (peut être je devrais), passé les questions pratiques, j’attache beaucoup d’importance aux relations humaines, au feeling sur le projet, etc… Je suis un passionné et j’ai besoin de projets et de gens motivants autour de moi pour me sentir bien.

4. Nouvelles rencontres
De nouvelles personnes rencontrées, des projets intéressants (certains très intéressants, voir passionnants), j’essaye tant bien que mal de ne pas avoir d’à priori sur les gens avant de les voir (même si c’est dur pour certaines structures comme les SSII ou les WebAgency) et de rester ouvert. J’ai pu rencontrer des gens très intéressants avec des projets qui semblent tenir la route dans des domaines pour moi aujourd’hui inconnu, et je dois dire que j’adore ça, une de mes motivations dans le travail du web: travailler avec des gens différents que je n’ai pas l’habitude de côtoyer et dans un milieu professionnel étranger.

5. SSII?
Là, j’ai comme un problème… je suis allé voir deux SSII pour pouvoir assurer le coup, si aucune entreprise intéressante me proposait du boulot et aussi pour voir si c’était si terrible que ça et si je n’étais pas un peu de mauvaise foi (à fustiger en permanence ce genre de structure). Outre le fonctionnement propre à une SSII qui vous vend à ses clients (peu importe ce qu’on dit, ça fait toujours un peu marchand de bestiaux), le fait qu’ils tentent de remettre en cause ma rémunération…
J’ai particulièrement détesté mon entretient chez Linagora (spécialisé dans les projets OpenSource… oui je sais je dénonce c’est pas bien, mais comme ça au moins ni moi ni eux ne voudront travailler ensemble), on me demande d’arriver un quart d’heure en avance pour remplir un dossier (ça j’est du mal à comprendre, ils savent pas lire mon CV?), je poireaute 30 minutes en attendant la personne (ce qui a tendance à me mettre de mauvaise humeur, d’autant plus que je l’entends en train de blablater dans le bureau à côté), reçu dans un bureau qui ressemble plus à un gros couloir, personne désagréable, très mauvaise expérience… ce qui ne veut pas dire que toutes les SSII sont mauvaise, mais celle ci, en tout cas est disqualifiée (et non je ne fais pas diva, mais en général la façon dont les gens vous reçoivent est assez caractéristique de la façon dont ils vous traiteront après… et pour le coup, là personne désagréable, limite insultante sur certaines remarques).

6. Autre chose que le CV
Les entretiens qui se passent le mieux sont ceux où les gens ont pris le temps de lire attentivement mon CV et ne se focalisent pas dessus, mais discutent du projet, des motivations pour travailler ensemble, etc…
De passionnantes et intéressantes discussions parmi ces divers entretiens, c’est aussi caractéristique du fait que je me sent à l’aise, avec les gens ou le projet, quand je commence à réfléchir tout haut sur les choses qui pourraient être améliorés ou sur la façon dont le travail devrait être abordé. Beaucoup de plaisir à ce genre de rencontres et discussions.

7. Propositions
Pour l’instant deux propositions fermes, deux entretiens complémentaires… ça mûri doucement… en même temps, mon but est d’essayer de ne pas reproduire les erreurs du passé, et donc ne pas se précipiter, étudier les différentes offres et choisir avec le plus d’éléments possibles.

8. Encore un programme chargé
J’ai encore des entretiens jusqu’à mercredi midi… ensuite je prends un peu le temps de réfléchir et je lancerais les négociations finales avec les quelques finalistes.