Archive pour la catégorie ‘Recrutement, DRH, etc…’

les salaires des métiers du design numérique en France

Publié le 20 June 2008, par Babozor

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Dame Tartine, vient (il y a quelques jours) de m’envoyer ce livre intéressant (en PDF)… puisqu’il s’agit d’une étude sur les salaires des métiers du design numérique en France, édité par DesignersInteractifs.
Une étude donc sur les salaires des TravailleursDuWeb, les résultats sont sensiblement les même que ceux que j’avais pu constaté sur salaires.travailleursduweb.com (d’ailleurs toujours pas eut le temps de récolter toutes les infos et faire un doc correcte, peut être d’ici peu et en écrivant ça je viens de m’apercevoir que ma BDD est morte… merdoume crotasse, apparement j’ai dépassé le nombre maxmimum de connexions à la base…)

Etude intéressante, mais il faut participer à leur sondage pour pouvoir le télécharger… c’est dispo ici.

Développeur vers Chef de projet: évolution naturelle?

Publié le 19 June 2008, par Babozor

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Voilà une question qui mérite qu’on se penche un peu dessus: quelle est l’évolution naturelle pour un développeur?
Chef de projet fonctionnel? Chef de projet technique? Développeur?
Pas de réponse toute faite, mais trois réponse qui dépendent principalement des individus…

Chef de projet fonctionnel
Un revirement de carrière? Pas vraiment, une adaptation on pourra dire, mais sans aucun doute, son expérience de développeur lui donnera un avantage: une connaissance de la technique qui lui permettra d’aider en partie ses clients dans ses choix et une meilleur appréhension générale des projets, des estimations un peu moins imprécises (je voulais mettre plus précises, mais…)
Le danger de cette évolution (si cela peut constituer un réel danger… pas sûr) est de s’éloigner de façon définitive du côté technique pour rejoindre le pôle vente/conseil/gestion (et je n’ai rien contre), puisque passé quelques années, si besoin le retour au code risque d’être dur.

Chef de projet technique
C’est une évolution presque normale pour un développeur sénior (qui a au moins 4 ou 5 d’expérience), puisque le travail consiste a encadrer et guider une petite équipe, mais aussi superviser le développement, la plateforme etc… C’est un choix qui nécessite aussi une volonté de prises de responsabilités, puisque les décisions prises auront un impact sur les projets, mais aussi sur les autres développeurs et sur certains clients. Certes il vous restera un peu de codage pompier (des trucs à régler en urgence ou que les autres arrivent pas à faire), mais en étant réaliste très très peu…

Développeur
Ah ah! et si l’évolution naturelle du développeur était de rester développeur… certes un vieux, un ultra sénior (comme moi) mais toujours développeur. Il faut tout d’abord je pense être un passionné et aimer fondamentalement développer (sinon une réorientation en CdP me semble appropriée), vouloir apprendre d’autres technos, d’autres méthodes, etc… Un développeur ultra senior à toute sa place dans une équipe diversifiée (avec juniors, d’autres dev, etc…) puisqu’il pourra faire profiter de sa longue expérience, pas vraiment le même rôle de CdP Tech, moins de responsabilité, plus de suivi personnel, mais tout de même ultra intéressant.

Il y a de cela quelques années j’ai du faire un choix entre le côté encadrement et développement… un choix qui s’est fait malgré moi, puisque je ne me suis jamais vu travailler en chemise et stresser de ne plus avoir de chemise propre me semblait un fantasme, ou un scénario de film d’horreur. J’ai donc pris l’option de rester développeur, puisque j’aime ce travail et qu’il me convient. Néanmoins les frontières entre les différents postes (CdP, CdP Tech et Dev) s’effacent de plus en plus, puisque certains CdP sont d’anciens dev et ont de bonnes compétences techniques, que certains “vieux” développeurs prennent naturellement sous leur aile les plus jeunes et leur font profiter de leur expérience, etc…
Je pense que chaque personne à son propre parcours et ses propres envies et qu’il n’existe pas de chemin tout tracé (heureusement en même temps), il y a aussi beaucoup de fantasmes ou de méconnaissance de certaines parties de nos métiers: certains rêvent du métier de chef de projet, mais ne perçoivent pas ou peu les côtés chiant du boulot, et de même trop souvent le métier de dev est sous-estimé.
Bref, tout le monde évolu, vers plus de responsabilité, un rôle plus fonctionnel ou plus de maturité selon son inclinaison naturelle…

Et vous vous en pensez quoi?

Les managers à la française

Publié le 17 June 2008, par Babozor

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[Photo mortelle… honteusement volée ici]

Sujet hautement casse gueule, mais je me lance…
De par ma longue expérience, j’ai pu tester bon nombre de managers aussi bien français qu’étrangers et autant le dire tout de suite la comparaison pour nos frères managers français n’est pas très flatteuse.

C’est quoi un manager?
Tout d’abord ami Chef de projet, rassure toi, tu n’est pas un manager… un cadre certes, mais pas un manager. Ton chef par contre lui est censé être un manager.
Etre manager veut dire plusieurs choses:
- encadrement: savoir gérer son équipe, recruter, garder, motiver, virer au besoin, bref faire tourner l’effectif de son entreprise ou de son service.
- gestion financière: les rentrées (que ce soit directement le CA ou les budgets qu’il va demander ou quémander au groupe) et sorties d’argent (matériel, licences, recrutement, augmentation, etc…)
- vision: savoir où doit aller son service, où il a envie de l’emmener.
Beaucoup de travail donc pour un seul homme, le but étant bien sûr que le manager donne la ligne directrice et il doit se faire aider pour certaines tâches.

Pourquoi (souvent) ça ne marche pas?
Un bon manager est donc un mix entre plusieurs choses parfois antinomiques. On peut avoir une vision et aucun sens de gestion financière, ou encore être un très bon gestionnaire, mais n’avoir qu’un contact déplorable avec ses employés. Le rôle du manager est important puisque c’est lui qui est censé guider le bateau (surtout dans la tourmente), il doit être celui qui donne le chemin à suivre et qui nous/vous donne les moyens de le suivre.

Plusieurs problèmes:
- trop proche/trop lointain: c’est toujours un dosage fin et tenu où il faut trouver sa place avec le reste de la troupe. Le manager doit être présent, mais pas trop, c’est lui qui fait le pont entre la direction et le reste, il doit être suffisamment proche, sans l’être trop.
- pas de politique: être un manager cela nécessite (surtout dans les grands groupes) de savoir faire de la politique ou presque de la diplomatie, surtout en période d’allocation de budget. Aller flatter paul, promettre à jacques en crachant sur le dos de pierre…
- à l’ouest: parachuté pour diriger une équipe web, alors qu’il travaillait dans le print c’est possible mais compliqué, puisque la personne ne connaît pas les contraintes inhérentes au métier, notamment les coûts humains ou le matériel nécessaire.

Quid du manager frenchy?
Je dois dire que ma perception des managers français est assez décevante, quand on contraire mes rares expériences en particulier avec des managers anglo-saxons ont plutôt été réussis. La grande question: pourquoi? (et je sais je vais simplifier/shématiser c’est vilain et certes d’une structure à l’autre et d’une personne à l’autre rien à voir… j’en suis pleinement conscient)
Culturellement, je pense que le rôle des managers n’est pas perçu de la même façon. Pour les français c’est une fin en soit, on a eut le grand bureau, les cartes de visites et la carte bleue de la société, c’est bon on va pouvoir en profiter un peu après tant d’efforts… et ils se relâchent et font n’importe quoi (et puis ils sont vachement plus difficilement virable).
La plupart des managers anglo-saxons ont un (gros) intéressement sur le CA ou le cours de l’entreprise, c’est donc leur intérêt de faire du bon business, d’essayer de faire que tout le monde travaille bien, etc…

Nouvelle génération?
Malgré cela et mon constat complètement arbitraire, je vois progresser une nouvelle génération de managers français (j’en ai pas beaucoup rencontré, mais quand même quelques uns) qui sont moins rétrogrades, qui pensent que payer du matériel correcte ne profite pas l’employé mais surtout l’entreprise, qui n’hésitent pas à se mouiller pour certains projets, etc… une évolution dans le bon sens, ou un changement culturel.

Manager c’est un travail difficile… mais souvent je fais la comparaison entre leurs tâches (théoriques) et leurs salaires… avec ce gros salaire, ils devraient être capable de pouvoir faire ceci ou cela, mais plus que ça la plupart du temps ils sont un obstacle de plus, alors que leur rôle est d’aider les salariés à effectuer leur travail le mieux possible.

Et vous c’est quoi votre expérience avec vos managers?

Une nouvelle aventure commence @ Busineo

Publié le 11 June 2008, par Babozor

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[Photo super belle, volée ici et que je me suis permis de retailler et resizer un peu…]

Voilà, c’est officiel (pas signé mais tout comme) depuis Lundi matin je suis employé comme Responsable Technique chez Busineo
Le début d’une aventure que j’espère longue et fructueuse… un projet passionnant et excitant

Busineo?
Busineo c’est une plateforme d’échange de contacts professionnels, qui vous permet d’échanger des cartes de visites entre commerciaux: vous partagez certains de vos contacts, en récupérez d’autres, etc…

Nouveau monde à découvrir
C’est ce que j’aime particulièrement dans le web: la découverte d’un nouveau monde, inconnu pour moi… les commerciaux (qui normalement sont loin de mon système de valeur actuel). Essayer de savoir comment ils fonctionnent pour adapter le site à leurs besoins et faire un service qui leur correspond.
C’est aussi et avant tout une rencontre, avec Karl et Fadi les deux fondateurs de Busineo (et deux des investisseurs aussi), une envie commune de travailler ensemble sur un produit intéressant et une volonté commune d’essayer de faire le meilleur service possible.

Nouvelle version
Aujourd’hui Busineo fonctionne (puisqu’une version béta est en ligne), mais l’objectif est d’arriver avec une nouvelle version du site plus solide, mieux adaptée aux besoins, de nouvelles fonctionnalités qui tuent, etc… une base existe déjà mais tout reste à faire (ou à refaire au choix)

Ils en parlent justement ici (sur leur blog)

Allez, au boulot… (et donc une fréquence de post qui risque de dramatiquement diminuer dans les mois à venir)

Faut-il engager un blogger?

Publié le 8 June 2008, par Babozor

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[Je sais que le sujet a déjà été traité, mais je remets une couche…]

Voilà une question que certains balayeront d’un revers de main en la pesant absurde, en pensant savoir de quoi ils parlent (et certains auront certainement raison), mais creusons un peu les avantages et inconvénients d’embaucher un blogger psychopathe (dans mon genre, pour prendre un exemple concret).

Avantages
1. Visibiité
Dépend fondamentalement de la popularité et de la respectabilité du blog, mais comme il est votre employé, certaines allusions, liens ou citations risquent de faire remonter (ou baisser c’est selon) votre notoriété.

2. Veille
En tant que blogger, votre futur employé à 98% de chance d’être à la pointe de l’information dans son domaine, que ce soit le développement, le graphisme, le web en général ou son domaine spécifique de compétence. Vous serez donc au courant des nouveaux courants ou technologies avant tout le monde.

3. Socialement impliqué
La plupart du temps les bloggers aiment parler entre eux (ils aiment aussi beaucoup qu’on parle d’eux), commenter sur les autre sblogs sur le même domaine/sujet, mais correspondre régulièrement avec certains de leurs collègues. Ils sont aussi souvent participants actifs dans divers réunions, conférences, etc… Bref, pour résumer ils sont impliqué dans la communauté de leur domaine.

4. Ouvert / Curieux / Volonté de partage
La plupart du temps, la volonté de blogger vient d’une volonté de partage avec les autres. En embauchant un blogger vous avez donc toutes les chances de tomber sur quelqu’un d’ouvert, curieux et avec une vraie volonté de partager avec les autres.

Inconvénients
1. Grand consommateur de temps
Blogger, jeter un oeil à ses presque 300 flux RSS cela prend du temps… et un des risques courant est celui du dérapage: votre employé prenait juste cinq minutes pour checker deux/trois nouveautés et au fur à mesure cette consommation de temps s’alourdit.

2. Trop de veille/expérimetation
Expérimenter des nouvelles technologies ou concepts, c’est très bien, du moment que cela reste productif et dans le cadre du projet général du travail (tester la nouvelle version de Google Earth par exemple c’est rigolo, mais est ce vraiment utile pour votre projet ou votre entreprise?)

3. Manque de concentration
Votre cher blogger est accaparé par des centaines de sujets certes passionnants, mais pas ou peu en rapport avec le sujet qui vous intéresse et peu causer un manque de concentration qui pourrait nuire à votre projet.

4. Bourdes, fuites d’infos
Là c’est peut être le risque le plus important… laisser fuire une info confidentielle sans le vouloir, publier une info qui ne devrait pas l’être. Pour éviter cela, rien de plus simple, explicitez ce qui peut ou pas être publié, ça évitera les bêtises, mais c’est un risque non négligeable.

Surtout sachez dans quoi vous vous engagez en embauchant un blogger (en même temps c’est pas comme si vous engagiez un psychopathe récidiviste), car cela peut entraîner quelques conséquences inattendues (bonnes comme mauvaises), mais surtout mettez les choses au clair dès le début. Pour ma part, j’essaye de limiter autant que possible mon activité blog au soir et à la nuit (même si souvent je relis et publies pendant la journée, ce qui prend quelques minutes tout au plus) et mon activité de veille (idem quelques minutes pour me vider l’esprit ou me détendre, ou sinon le soir/nuit) même si avec la meilleur volonté du monde ça déborde un peu. Discutez aussi avec votre employeur ou futur employé du cadre de ce qui est permis de parler et de ce qui est proscrit (sur le projet, les gens, les photos, etc…) cela évitera aux deux parties des mauvaises surprises.

Et vous, qu’en pensez-vous? Quels les avantages/inconvénients d’embaucher un blogger?