Archive pour la catégorie ‘Gestion de projet’

Tracker son temps efficacement via RescueTime

Publié le 2 July 2009, par Babozor

J’ai testé pas mal d’outils à droite à gauche pour tenter de tracker le temps que je passes sur mes différentes activités: travail, veille, projets annexes, etc. et surtout savoir si je suis un minimum efficace dans mon travail. Beaucoup de logiciels disponibles, mais peu de réellement utilisables car demandant trop de manipulations (et souvent on oublie de le faire). Reste des outils “automatiques” comme RescueTime qui log toute votre activité et vous permet de suivre votre efficacité à la trace.

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1. Une démarche volontaire
La première chose que je me dois de dire: tenter de fliquer vos employés à leur insu (où même si ils le savent) via ce genre de soft c’est inutile, voir même contre productif. Il faut que la démarche vienne de l’utilisateur pour que cela ait un sens. Pour moi, je voulais savoir si mes heures de travail représentaient un vrai travail et quelle était mon utilisation des différents outils, combien de temps de veille, etc.
Cela ne concerne en rien ma femme ou mon patron, c’est pour moi, je peux ensuite décider de divulguer ou non cette information.

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2. Configuration et tagage de vos activités
Le logiciel marche en tâche de fond, collecte et envoi à la plateforme les informations sur votre activité: applications utilisées, sites visités, etc… mais ces données sont brutes et difficilement exploitables. Il va vous falloir donc spécifier les catégories et éventuellement les tags associées à ces différentes tâches. Vous pouvez aussi brider la collecte, pour éviter de collecter des données pendant le week end ou en dehors des horaires de bureau.

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3. Suivi de l’activité
Dès que cette tâche un peu fastidieuse est effectuée, vous allez voir la puissance de ce système… vous pouvez tracker vos jours avec et vos jours sans, pouvoir comparer votre productivité avec le reste de la communauté, etc.
Vous allez aussi avoir la possibilité de vous fixer des buts, comme par exemple avoir plus de 2h d’utilisation de tel tag ou de telle application ou passer moins de 30 minutes sur tel ou tel site.

Un outil bien pratique pour moi… et vous vous utilisez quoi pour “tester” votre productivité réelle?

Des photos sans les payer?… ouh c’est vilain!

Publié le 2 July 2009, par Babozor

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Et oui, certains ne prennent même pas la peine de renommer les photos qu’ils ont acheté sur divers sites (les vilaines feignasses!)…
et ils sont trouvable sans watermark visible un peu partout, juste ne faisant une recherche via google

Je ne justifie pas cette pratique (loin de là, si c’est pour une utilisation commerciale en particulier), mais étonnant que les éditeurs de ces sites ne fassent rien pour protéger leur catalogue…

Stop à l’investissement personnel !

Publié le 29 June 2009, par Christophe Zlobinski- Furmaniak

Entre votre business et le business de votre client, quelle frontière y a-t-il?

A y réfléchir, beaucoup d’entre nous n’en ont pas. Cela est dû à l’histoire de notre métier, où le webmaster s’occupait de tout l’administratif et du tout technique d’un site web. Avec la spécialisation (dev, design, utilisabilité, interactivité, ergonomie, SEO, et j’en passe), s’occuper de tout n’est plus notre métier. Alors, lâchons du lest !

Le serpent qui se mord la queue
Tout faire, tout prendre en charge, c’était valable il y a dix ans. Aujourd’hui, vous êtes payés pour un service. Tenez-vous en là.  Si vous ne le faites pas, vous ressentirez une double pression d’abord : celle que vous vous mettez sur les épaules, et celle que le client vous mettra lorsqu’il ira dans des décisions contraires et vous remettra en cause ; vous ressentirez de la frustration ensuite, de ne pas réussir à faire prendre conscience à votre client de l’importance de vos choix techniques ; et, enfin, vous ressentirez de la déception, voyant votre bébé saccagé par le client qui, dans votre dos, ou sous votre nez, fera à sa guise, et se foutra royalement de l’utilisabilité, du respect de la charte, ou pis encore, des stratégies marketing validées.

Vous, vous aurez juste envie de l’envoyer valser, ou de prendre la première corde et de vous pendre…et ça suffit !

Qui fait quoi ?
Je l’ai dit, aujourd’hui, on vous paye pour un service. Bien généralement, ce sera pour faire ou refaire un site web, créer un logo, améliorer l’expérience utilisateur, ou générer du trafic. Parfait. Quid de l’équipe du client?
“L’équipe ?” vous répondra le client. – “Oui, l’équipe ou la personne qui s’occupera de la gestion administrative et technique de votre projet. Autant dire, dans le meilleur des cas, un chef de projet fonctionnel relié au Marketing, un chef de projet technique relié à la Production, et un webmaster.”

Déléguez la partie la plus joyeuse de la création, autant dire les mises à jour au mot ou à la virgule près, le remplacement d’un texte obsolète, ou encore l’ajout d’images. Ce n’est pas votre job. Vous, design et dev, vous êtes des créas alors créez ! Cela vous allègera des coups de fil incessants à n’importe quelle heure de la journée pour ne gérer que de l’administratif.

Si le client vous répond qu’il n’en a pas sous la main, et qu’il est une TPE/PME, conseillez-lui de prendre, même de manière ponctuelle, un webmaster pour s’occuper de la gestion administrative du site : vous, vous ne vous en occupez plus.

Si, au contraire, votre client est une entreprise de moyenne taille ou plus et qu’il n’a pas d’équipe dédiée, c’est qu’il n’envisage pas le projet de manière sérieuse. Demandez-lui de revoir sa copie, expliquez-lui pourquoi c’est important et…partez. Au mieux, il grommellera et vous rappellera dès que l’équipe sera en place, au pire, vous viendrez d’échapper à un contrat galère, à des heures de sommeil en moins, à de la pression, de la frustration, des prises de tête et de bec, et des noms d’oiseaux…

Créa web = conseil
Que vous soyez webdesigner, webmarketeux, ergonomiste, ou expert en utilisabilité, l’attente du client reste la même : il attend d’être conseillé au mieux afin de faire les meilleurs choix pour son projet. Conseillez-le, de manière la plus complète et honnête possible, mais facturez-lui ce conseil : cela prouvera votre sérieux à votre interlocuteur, et le forcera, de fait, à prendre moins à la légère vos prérogatives techniques et fonctionnelles

Cela aura un autre impact, et de taille : le détachement. Le client ne veut pas comprendre que la couleur qu’il veut pour son site va à l’encontre des stratégies marketing de la communication visuelle, par exemple ? Ok, faites-lui comprendre que vous êtes payé par lui pour un conseil, et donc, vous le lui donnez. Ne vous opposez pas à sa décision, dites-lui simplement que votre expertise vous pousse à dire que c’est une décision qui ira à l’encontre de son business, mais que vous ne pouvez vous opposer à sa décision.

Souvent, le client réfléchira pour abonder dans votre sens, et s’il ne le fait pas, faites comme il le sent : ce n’est plus à vous de vous occuper du business du client. Vous, votre business, c’est de rendre un site web esthétique, fonctionnel, avec un code propre. Vous avez donné votre expertise, vous n’êtes donc plus responsable de ce qu’il advient ensuite.

J’ai fait ce choix il y a deux ans, et, depuis, mes relations clients se sont améliorées, fluidifiées, décomplexées, et je vis beaucoup mieux les projets web.

Parce que, loin du stakhanovisme, notre métier doit rester un vrai plaisir.

Savoir déléguer: pas simple… tout un art

Publié le 12 June 2009, par Babozor

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Il est impossible de tout faire seul sur un projet web (certains y arrivent, mais avec plus ou moins de succès) pour une raison simple: trop de sujets à maitriser et surtout pas assez de temps. Même si il est plaisant de penser qu’on est capable de tout faire, à un moment ou un autre vous allez devoir déléguer une partie de voter travail à d’autres personnes, que ce soit d’autres collègues dans votre entreprise ou à le faire sous-traiter par un prestataire.
Comment faire pour que cette délégation se passe le mieux possible?

1. bien établir le champs de délégation
C’est la première chose, que beaucoup font via un cahier des charges (mais on est pas obligé, cela peut très bien se faire oralement): définir le champs de délégation. Les pages qu’on voudrait que la personne développe, le montage à effectuer, les modifications à faire, le graphisme à modifier. Soyez précis, indiquez clairement ce qui peut être bougé et ce qui ne doit en aucun cas bouger.
En faisant ça vous définissez clairement votre terrain et évitez que quelqu’un viennes faire caca dans votre jardin (ou ailles le faire dans le jardin du voisin)

2. baliser le terrain, préparer le travail
Rien n’est plus frustrant et fatiguant que de devoir aller à la pêche aux informations, donc pour éviter ça à la personne qui prendra en charge une partie de votre travail, pré-machez lui le travail, indiquez lui ce qu’il doit faire, comment il doit le faire et où trouver les bonnes informations. Cela vous permet aussi une fois de plus de pouvoir contrôler le champs dans lequel il devra naviguer.

3. Préparez la technique, les accès, etc.
N’oubliez pas les aspects techniques de la préparation: un accès au serveur (et pas avec un accès root partagé svp), les différentes normes utilisées, les différentes méthodes que vous utilisez pour valider le code, etc.
Cela peut s’apparenter à du flicage, mais cela n’en est pas, c’est juste pour que son travail soit le plus proche du votre il faut lui donner globalement les même conditions que vous.

4. savoir/choisir à qui déléguer
On a pas toujours le choix des personnes avec qui on va travailler, mais si vous en avez le luxe, choisissez des personnes avec qui vous vous entendez bien, éventuellement avec qui vous avez déjà travaillé, et idéalement avec qui vous avez eut plaisir à travailler…

5. rester disponible / suivre l’avancement de la délégation
Si vous êtes dans un projet depuis quelques semaines, il paraît évident qu’une période d’adaptation est nécessaire à la nouvelle personne pour prendre en main la partie que vous lui avez réservé. Surtout au début soyez présent et vigilant, n’hésitez pas à prendre les devants, à proposer votre aide, une code-review, etc. Plus vous transmettrez tôt à la personne à qui vous déléguez du travail, moins cela fera de correction à effectuer plus tard.

6. adapter ses attentes
Vous confier un travail à quelqu’un… ce n’est pas vous qui allez le faire, donc il ne le fera pas comme vous. Il le fera peut être mieux, peut être moins bien, peut être d’une façon que vous n’aurez pas imaginé, l’important reste que le job doit être fait, que cela puisse servir au projet et être repris, donc ne vous attendez pas à un clone de votre travail.

J’ai beaucoup du mal à déléguer du travail… vraiment beaucoup, ou alors je le fais dans des domaines où je n’ai pas l’expertise nécessaire, tout en tentant de bien marquer mon territoire. Savoir déléguer c’est pas évident, si vous avez des recettes, je suis preneur.

Comment éviter le cramage complet?

Publié le 12 June 2009, par Babozor

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Cela nous arrive à tous de temps en temps: trop de travail, trop de projets, trop de tension… on sens qu’on commence à se cramer.
Que faire pour redresser la pente et ne pas se laisser aller à un cramage complet?

1. en parler à vos collègues / patron
C’est à mon avis le plus important, faites en part à votre entourage: vos collègues, votre patron, votre femme, vos gâmins… dites leur tout simplement qu’en ce moment c’est pas la giga forme, que vous vous sentez un peu fatigué et que donc vous avez besoin de ralentir un peu le rythme.

2. baisser un peu le rythme
Evitez les longues nuits de code, les départs du boulot à 23h, les soirées imbibées sans fin… tentez pour quelques jours de reprendre des horaires de bureau standard, trouvez des tâches intellectuellement moins intenses à effectuer.

3. virer les autres activités
Si comme moi vous avez toujours 25 876 projets parallèles à votre activité professionnelle, mettez les au congélateur pendant quelques temps… vous y reviendrez quand vous serez plus en forme.

4. se reposer / dormir
Oui je sais c’est bête de dire ça, mais c’est vrai: reposez vous, ne faites rien, dormez… laissez toutes les activités consommatrice d’énergie (physique, psychologique ou intellectuelle) au placard (je dis pas non plus de regarder TF1, mais presque). Surtout DORMEZ, récupérez les millions d’heures de sommeil en retard.

Les trucs à éviter:
- ne pas se sur-stimuler à coup de cafféine ou d’energy drink, ça marche un temps, mais après vous serez super cramé
- ne laissez pas la situation se pourrir, même si vous avez des pressions au travail, parlez en… si vous n’en parlez pas, la chute sera rude pour vous et pour vos collègues/patrons
- ne comptez pas sur un boost d’énergie soudain et miraculeux, ça n’existe pas (sauf pour SuperMan peut être), sans repos pas moyen pour votre corps et/ou cerveau de se recharger

Personne n’est hors norme, et on a tous de temps en temps des baisses de régime, des chutes de forme et pour ne pas finir en cure de sommeil, un seul conseil: écoutez vous, si vous vous sentez fatigué, fébrile, n’hésitez pas à ralentir, à lever le pied, à vous reposer pour pouvoir mieux repartir…

Moi j’ai senti un début de cramage hier en fin d’après-midi: les yeux qui piquent, une fatigue générale qui s’installe, plus la patate pour mes projets bizarres annexes… J’ai larvé pendant la soirée, pas ouvert mon laptop, bien mangé, bien dormi et ce matin après la douche, j’avais (de nouveau) la patate. On est pas des sur-hommes, donc de temps en temps prenez aussi le temps de décrocher.