Archive pour la catégorie ‘Emploi’

linkedin lance sa plateforme d’application à la Facebook…?

Publié le 13 November 2008, par Babozor

Grande nouvelle, Linkedin (le célèbre réseau social professionnel) a lancé aujourd’hui sa nouvelle plateforme d’application.

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Pour l’instant peu d’applications disponibles (9 en tout et pour tout) et deux questions:

1. Pourquoi installer des applications sur son profil Linkedin
Ma question est en deux parties: maintenant et dans l’absolu… Aujourd’hui à part testouiller la nouvelle plateforme je ne vois pas quel intérêt à installer une application qui mettra sur votre profil vos derniers posts sur wordpress.com ou encore vos présentations… certes si vous n’avez pas de site web (en tant que TravailleursDuWeb la honte quand même) cela peut être une bonne chose, permettre de vous exposer plus ou de vous différencier de la masse des gens avec un profil équivalent.
Dans l’absolu, je penses qu’on en est (et je l’espère) qu’au début… puisque pour moi 9 applications c’est maigre et surtout ce sont des portages d’applications existantes pour la plateforme Linkedin et non des créations, donc j’attends les nouvelles applications avec impatience.

2. Pourquoi Linkedin se lance-t-il dans ce projet?
Je vois deux explications:
1. Etendre encore l’influence de linkedin puisque la mécanique marche dans les deux sens, vous pouvez mettre vos posts de votre blog Wordpress.com, mais aussi wordpress.com risque de linker vers leur application linkedin, mais surtout quand on parle de réseau social professionnel, aujourd’hui avec cette plateforme qui s’ouvre (et en tant que réseau social pro c’est le premier à le faire) Linkedin se place clairement comme le numéro 1, reléguant ses concurrents à distance plus que respectable.
2. Des nouvelles fonctionnalités pour pas cher voilà le deuxième intérêt d’ouvrir sa plateforme, pouvoir intégrer de nouvelles fonctionnalités à Linkedin pour un coût dérisoire (maintenance de la plateforme et validation des applications), même si aujourd’hui le parcours de développement reste encore assez obscur (un gros effort sur la doc développeur reste à faire)… de quoi économiser sur les coûts de développement.

Et vous, vous en pensez quoi du lancement des applications sur LinkedIn?

Le pont?

Publié le 11 November 2008, par Babozor

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Je suis curieux…
Qui d’entre vous font le pont du lundi 10 novembre? (pas moi en tout cas)
Apparemment les professionnels du web sont moins portés (à ce que j’ai vu) à faire les ponts que dans d’autres métiers (ou je me plante complètement)

Les TravailleursDuWeb face à la crise…

Publié le 6 November 2008, par Babozor

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Voilà maintenant quelques semaines qu’une crise financière touche toute la planète: des banques et compagnies d’assurance qui ferment, des entreprises qui licencient… mais quelles sont les vraies conséquences pour les TravailleursDuWeb?

1. Baillout… révoltant
Trouver autant d’argent pour “sauver” l’économie (700 milliards de $ juste pour les américains) en danger en si peu de temps… alors que depuis des années on nous dit que les caisses de l’Etat sont désespérément vides, alors que certains problèmes (la pollution, le logement, la faim dans le monde, etc…) sont eux aussi liés aux sommes qu’on veut bien leur accorder.
Au final, ce n’est pas l’économie mondiale qu’on sauve, mais bel et bien les fesses des banquiers et assureurs qui n’ont pas fait leur travail correctement. Cet argent ne va pas servir à redresser l’économie du pays ou à améliorer notre (votre) situation de tous les jours, mais juste permettre au système (capitaliste et non travailliste comme je pense que cela devrais être) de survivre quelques années supplémentaires, malgré les pratiques limites et certaines aberrations.

2. Si loin, si proche…
Première conséquence de cette crise: les entreprises vont avoir beaucoup de mal à trouver du financement, pour les quelques mois à venir (certains s’avancent à parler de 1 à 2 ans)… et donc certaines entreprises se débarrassent de certains de leurs collaborateurs. Techcrunch tiens le compte (un peu macabre) de tous les licenciements: 42 162 dans tous les domaines qui touchent plus ou moins au web (avec un record pour Dell avec 8900 employés… pas moins de 10% de leur masse salariale)
Mais tout cela semble bien loin, mais pas tant que ça, avec cette semaine deux annonces tristes:
- Adrien de “j’entreprends” jettes l’éponge, malgré une activité qui semblait prometteuse…
- Hellotipi, juste quelques mois après avoir embauché deux personnes est obligé de s’en séparer.
Deux exemples moins impressionnants que les chiffres de Dell ou Yahoo, mais qui nous rappellent que la crise est bien là et que son impact risque de se faire sentir de façon beaucoup plus proche et rapide que prévue.

3. Assainissement du domaine?
Certains vont donc trébucher ou tomber en chemin, mais il n’empêche que durant la même période, certains financements ont aussi été annoncé (du genre Linkedin et c’est du lourd!), donc oui il reste de l’argent, mais pas autant et certainement pas distribué de la même façon. Les entreprises vont avoir beaucoup beaucoup plus de mal à trouver du financement, et surtout seules celles qui ont un projet cohérent et un vrai business model, et surtout ceux qui font déjà du chiffre risquent de trouver un financement, pour les autres… ça va être chaud les marrons.
Rien de comparable à la bulle des années 2000 puisque aujourd’hui beaucoup d’entreprise font du chiffre, mais seules celles avec des reins vraiment solides (des finances, du cashflow ou les ressources pour trouver un financement) survivront. Le darwinisme appliquée au start-up en quelque sorte.
Malgré les nombreux effets négatifs (en quelques semaines 40 000 mecs virés aux USA c’est clairement pas cool), cette crise aura pour effet d’assainir un peu le domaine, en passant à la trappe les projets opportunistes ou ceux qui n’ont pas d’intérêt ou pas de réel business model (et aussi ceux qui ont eut un mauvais timing).

4. Quel comportement avoir pour les TravailleursDuWeb?
C’est là aussi où le comportement de certains TravailleursDuWeb va être important, puisque clairement une des priorités des start-up et entreprises du web dans les prochains va êtres simple: trouver du cash… que ce soit en tentant de lever de l’argent ou en tentant de modifier la stratégie de l’entreprise pour atteindre un niveau de rentabilité plus rapidement.
En tant que TravailleursDuWeb c’est aussi un de nos devoirs de pouvoir aider à orienter les choix dans le bon sens (c’est aussi pour nous une façon d’assurer son job pour les mois à venir), c’est à dire développement moins pour gagner plus, se concentrer sur le coeur du business et laisser les fonctionnalités fantaisistes au placard.

Et vous cette crise vous en pensez quoi?

Tout le monde veut devenir Chef de projet, WTF??

Publié le 17 October 2008, par Babozor

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C’est une tendance qui malheureusement n’est pas prête de s’inverser: Tout le monde veut devenir chef de projet… les tout nouveaux salariés (tout juste sortis de l’école), certains développeurs, etc… ils veulent tous devenir chef de projet…

1. Tromperie nom/job réel
C’est sans aucun doute ce qui est le plus flagrant… beaucoup espèrent travailler en tant que chef de projet (ou pensent travailler en tant que tel), alors que ce n’est pas le cas. Prenons l’exemple d’un chef de projet typique d’agence de com ou d’agence web (ils adoooorent aussi se faire appeler consultant ce qui veut en gros rien dire du tout, ou tout au choix). Une grande partie de ses tâches (je sais je schématise et force volontairement le trait) revient plus ou moins à faire de la pré-vente (de maintenance principalement), se battre pour trouver les ressources nécessaires (qui manquent toujours évidemment) et faire le tampon avec le client. Au final, beaucoup de tâches externes au vrai travail de chef de projet (administratives, de ventes/pré-vente, etc…)

2. Un métier passionnant, mais difficile
Voilà sans doute pourquoi beaucoup rêvent de devenir chef de projet. C’est un métier dur et parfois stressant (surtout dans la relation client), mais très intéressant.
Ce métier à plusieurs facettes:
- conseil: trouver les bonnes solutions fonctionnelles pour le client (les vrai bonnes solutions, pas celles qui vont coûter le plus cher)
- suivi de projet: faire un planning précis du déroulement du projet, suivre le déroulement du projet, les différents aller-retours et validations du client, etc…
- suivi de l’équipe: savoir constituer une équipe, mobiliser les ressources nécessaires au bon moment, suivre le projet, voir comment les différentes personnes attachées au projet s’en sortes, redresser les situations tendues, trouver des solutions, etc…
- suivi client: informer le client à chacune des étapes, valider certains changements, l’avancement du projet, le guider dans toutes les démarches entourant le projet, etc…
Comme on le voit le métier à différentes facettes: beaucoup de relationnel aussi bien avec le client, qu’en interne, une parfaite connaissance du média (fonctionnelle et une petite couche de technique ne nuit pas), c’est donc passionnant de rencontrer des gens, de gérer des projets différents, mais c’est surtout très stressant… La pression du client (qui veut toujours plus pour moins d’argent), la pression de la direction (qui veut toujours moins pour plus d’argent), la pression de l’équipe (pour certaines parties du projet particulièrement chiantes, ou les relations difficiles entre les collaborateurs)

3. Malgré tout, un flagrant manque d’expérience
C’est justement mon point suivant… qui dit chef de projet, dit tout d’abord maîtrise du média et ensuite une tonne d’expérience. Un chef de projet tout frais moulu de son école n’a aucune expérience aussi bien en relation client, qu’en maîtrise du média… donc pour moi 70% de son rôle lui échappe.
Il faudrait trouver une autre terminologie, un autre nom qui n’induise pas en erreur, qui montre que la personne veut devenir chef de projet un jour, mais que pour l’instant elle manque (cruellement) d’expérience.

4. Etre chef, plus que tout…
Comment avec tout cela expliquer l’engouement pour des formations qui destinent au poste de projet ou la volonté farouche de beaucoup de devenir chef de projets?
Est ce que c’est le mot chef qui motive tant ces personnes?

Aucune idée, sur ce point je vous laisse vous épancher dans les commentaires…

Crise financière: salaires, pouvoir d’achat, VC, financement… à quoi s’attendre pour les Travailleurs Du Web?

Publié le 10 October 2008, par Babozor

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[Attention je m’avance dans un domaine qui n’est guère le mien et je le sais… donc si je dis des bêtises n’hésitez pas à me corriger violemment]

Sauf si vous êtes restés enfermé dans votre cave, vous n’y avez sans doute pas échappé: la crise financière est là. Des banques et compagnies d’assurance sont nationalisées, la bourse chute, pas encore de saut de banquier mais on est pas loin…
Quelles conséquences pour les Travailleurs du web, comme moi?

Capital-isme VS Travail-isme
Je ne cesses de le répéter un peu à tous les gens avec qui j’en discute… je pense fondamentalement que le capitalisme tel que nous le connaissons aujourd’hui (mais ça je pense que je suis pas le seul à arriver à cette conclusion) profite à une ultra minorité, ceux qui ont plein de thunes… et que ceux qui travaillent même très dur, ne voient peu, voir jamais le fruit de leur labeur.
Prenons mon exemple (ouais je sais j’aime bien me prendre en exemple): je travaille depuis un peu plus de dix ans, et aujourd’hui à part un laptop et une caméra vidéo qui ne m’appartient pas encore (bon accessoirement aussi une famille), je suis à peu près au même point qu’il y a dix ans. Même apart rikiki et merdique, même difficulté à boucler les fin de mois, etc… Dix ans de travail et à la clef? pas grand chose (mais j’ai l’impression que je m’écarte un poil du sujet).
Si au lieu de travailler pendant ces dix années, j’avais eut un capital de départ et avec un peu de chance et de persévérance, je suis sûr que je ne serais pas du tout dans la même situation…
Conclusion aujourd’hui et hier, ce n’est pas le travail qui paye, mais la thune.

Conséquences personnelles? mmm pas grand chose en fait
En ce qui concerne les conséquences de cette crise financière pour moi et ma famille, pas grand chose de changé… on a aucune économie, aucun placement… donc pour moi voir les autres s’exciter pour leurs euros coincés dans les banques, c’est un truc de richou.
Amusant, d’ailleurs qu’en un sens c’est le système bancaire français qui nous a protégé… puisque depuis quelques années je suis interdit bancaire, ce qui ne nous empêche pas grand chose à part avoir un chéquier (pour les trois chèques qu’on doit faire par an c’est pas la mort), mais surtout nous empêche pour l’instant de contracter des prêts. Sans doute ce qui nous a permis de ne pas finir étouffé par les divers prêts à la consommation et crédits revolving qui financent le train de vie de la plupart des ménages occidentaux et américains en particulier.
Donc, même si ma banque coule, au pire je perds les thunes que j’y avait mis en début de mois (et englouti par les divers charges à 93% le 10 du mois), mais pas toutes les économies d’une vie…

Le financement du web en danger?
La deuxième question qui vient est bien sûr celle du financement des divers projets web aussi français, américains ou internationaux… la plupart reposent sur le système purement capitaliste de la valorisation (c’est comme ça que les gens font des levées de fond). En gros (et si j’ai bien compris) les entreprises cèdent un certain pourcentage de leur entreprise sur une estimation de la valeur de l’entreprise. Si mon entreprise est estimée à 100 euros (ouais je sais mon entreprise témoin est toute moisie) et que je veux en céder 20%, je peux espérer 20 euros en échange.
Avec la crise financière du moment, deux phénomènes risquent d’apparaître:
1. Financement initial ou complémentaire introuvable
Beaucoup d’entreprises dans le domaine du web génèrent peu ou pas de chiffre d’affaire… et leur valorisation est basé sur l’utilisation de certaines services. Facebook est un bon exemple (certes y’a de la pub, mais je suis pas sûr que ça couvre la facture de serveurs et bande passante). Vu qu’il n’y a pas ou peu de chiffre d’affaire, celles-ci sont condamnées à soit se faire racheter, soit trouver des fonds régulièrement… et dans le contexte actuel cela va être de plus en plus difficile. Une espèce de sélection naturelle des entreprises les plus solides en terme financier.
2. Dévaluation massive de certaines entreprises
Ca a déjà commencé, mais certaines sociétés parmis les plus grosses (Google, Yahoo, Apple, eBay, etc…) sont des monstres boursiers, évalués à plusieurs dizaines voir centaines de milliards pour certaines. Imaginez une chute de 10% de l’action, ce que cela représente en terme financier… et vous verrez les problèmes qui risquent de pointer le bout de leur nez d’ici quelques semaines/mois
[je le répète je suis loin d’être un spécialiste, mais c’est mon analyse de néophyte]

Quid des salaires?
Je ne penses qu’en France on ai beaucoup à s’inquiéter… au pire les salaires risquent de stagner ou baisser un poil, mais je ne pense pas que le schéma de 2000-2001 se reproduira (j’espère pas en tout cas). Beaucoup d’activités web génèrent beaucoup d’argent (ne serais que les vendeurs en ligne) et on aura toujours besoin de personnes pour créer et maintenir des sites web.
Il n’empêche que d’ici peu on risque de voir certains géants s’écrouler… et avec eux une vague massive de gens sur le marché du travail.
Certaines start-up avec les reins pas assez solides vont aussi se casser la figure.
Donc oui je pense que les mois à venir risquent d’être beaucoup plus tendus pour trouver un travail, en tout cas de changer de la pénurie de Travailleurs du web du moment (comme de développeurs pour ne citer qu’eux).

Et vous c’est quoi votre sentiment?