
Vous voilà embarqué sur un nouveau projet (que ce soit en freelance, en agence ou directement dans une start-up) et dès le pitch du projet, vous savez que ça va foirrer… badly (comme ils disent dans les films américains), un futur FAIL en puissance, voici donc quelques signes qui peuvent vous aider à détecter ça:
1. Vous travaillez avec des cons
Tout ou presque est dit dans le titre, mais autour de ce nouveau projet, vous êtes réuni avec au moins une (voir plusieurs) personnes que vous n’aimez vraiment pas, mais alors pas du tout (et vous feriez bien caca sur son clavier par exemple juste pour le fun, comme ça). Comment donc envisager le développement d’un projet sereinement avec quelqu’un que vous détestez? Pas évident, et même si dans un premier temps vous décidez de mettre votre haine/fierté dans votre poche, il y a fort à parier que ce conflit latent risque de ressortir un jour et de nuire au bon déroulement du projet.
2. Conflits de vision
Vous avez en charge un projet démentiel, mais les deux personnes (voir plus) en charge de le mener à bien, les deux responsables ne sont pas d’accord sur la vision, sur ce que doit être le projet, sur les étapes futurs, etc…
Gros soucis, puisque si vous êtes le bras armé du projet, vous avez besoin d’avoir un référent solide pour vous diriger dans la bonne direction, si cette direction est double ou variable, il y a de grandes chance pour que le projet tombe à l’eau ou atterrise à côté de sa véritable cible.
3. Budget ultra (trop) serré
Avoir un petit budget c’est bien, avoir un micro budget et de grandes ambitions c’est toujours bien mais beaucoup moins faisable. Si votre projet est de faire le nouveau YouTube en trois jours chrono, il y a de grandes chances pour que le projet se prenne au choix une baffe ou le mur (ou que vous payez la mauvaise estimation ou la poche trouée de votre client). Un projet cool si il est irréalisable ou pas profitable ne sert à rien (à part vous foutre dans la merde si on résume)
4. La guerre des clones
Vous en trouverez plein en allant sur codeur.com(beurk, d’ailleur j’en parlais ici) des petits malins qui pensent que faire un clone de YouTube ou de LinkeIn va les rendre millionnaires (aïe pour la future désillusion)… s’inspirer d’un site ou d’un concept pourquoi pas, mais vous devez y amener votre patte, et surtout tenter de vous démarquer de la concurrence, sinon personne n’ira sur votre site (et préfèrera le projet cloné). Si on vous assigne ce genre de projet, attention ultra piège en perspective.
5. Pas de monétisation possible
Un projet démentiel, super intéressant, mais sur lequel il est impossible ou presque que le créateur se fasse de la thune… pas de possibilité de pub, pas de compte premium, pas possible tout simplement… problème. Je m’explique, certes des sites comme Twitter continuent à exister sans modèle économique valable mais parcequ’ils ont la volumétrie aujourd’hui, et que les X millions d’utilisateurs se monnaieront un jour ou l’autre. Si vous avez un projet certes innovant, mais sans possibilité immédiate de rentabilisation, vous vous exposez à de sérieux trous de trésorerie. Il est aussi possible que le commanditaire ai plein de pognon (ça c’est bien, mais pas illimité) ou ai une perspective de levée de fond (qui reste hypothétique et longue), mais méfiez vous de ce genre de projet qui peut vite se finir, faute de fonds suffisants.
6. Un train de retard
Une technologie dépassé (le moteur de rendu de word sous IE?), un concept mille fois appliqué… bref un projet qui n’a rien d’original que ce soit dans la forme ou sur le fond et qui risque de faire un flop, à éviter donc
7. Pas de vision
Monsieur Y a eut une idée… et c’est tout, pas de vision du site ou du service dans un an ou plus, pas de chemin tracé, juste une idée qu’il veut transformer en site web / service et en cash (et le plus rapidement possible cf codeur.com encore une fois). Les idées tout le monde en a, mais de répondre à un besoin réel (ou comme Steve Jobs d’en créer un) et d’avoir suffisamment de vision pour mener sa barque jusqu’à destination c’est une autre affaire. Et si vous ou la personne qui mène le projet n’a pas cette vision, le développement du projet, aussi bien que sa marketisation (je sais pas trop si ça se dit) ou sa monétisation risque d’être un vrai problème, sans parler du syndrome de l’idée qui change toutes les 20 secondes.
8. La guerre des petits chefs mesquins
Je suis sûr que vous l’avez tous vécu… cette fichue situation ou plus que de penser au bien du projet, chacun essaye de ramener la couverture à soi, le directeur marketing essaye de transformer le projet en opération marketing-sociale-guerrilaweb au détriment du projet, le directeur technique tente de replacer les jouets avec lesquels il a envie de faire mumuze, etc… et chacun essaye de bomber le torse, ou de faire un vilain croc en jambe à l’autre fumier de l’autre service qu’on aime pas. Et vous? ben vous et le projet vous êtes au beau milieu de ce champ de bataille et advienne que pourra.
9. S’y voir déjà
Le projet n’est même pas lancé que le créateur l’imagine déjà fini et lancé et prévoit les trois suites à ce fameux projet sans savoir si son idée sera couronnée de succès ou pas. Au lieu de se concentrer sur le projet et sa mise en oeuvre, il estime cela comme déjà acquis et presque accessoire et vous broutte avec toutes les améliorations qu’il compte y apporter et les autres rejetons du projet qu’il compte lancer.
Là ce qui est gênant c’est la masse de distraction et de discussions que cela entraîne pour vous permettre de re-centrer le débat sur le projet en cours et non une hypothétique suite.
10. Rien de motivant – techniquement la loose
Vous êtes un développeur psychopathe, un vrai, hardcore et on vous demande de monter les pages en tableaux (pff le css c’est tellement surfait), de ne surtout pas utiliser les fonctionnalités orientées objet ou d’utiliser des méthodes de papy pour développer. Outre la frustration et le retard technologique c’est l’impression de patiner, voir de retour en arrière qui risque de vous frustrer et au final de nuire globalement au projet
11. Equipe pas motivé, le syndrome de la patte qui traîne
Tout le monde est fatigué, usé, la plupart s’en tapent et vous au milieu vous vous démenez pour faire avancer votre travail mais aussi tenter de motiver les larves semi-vivantes qui composent votre équipe. Là pas grand chose à dire à part de changer d’équipe si vous le pouvez… en tout cas dans ce genre de situation c’est votre santé (mentale principalement) ou le projet qui risque d’en pâtir.
12. Des conditions difficiles
Un projet sympa et motivant, mais vous et votre équipe êtes installés au deuxième sous-sol, sans lumière, à 8 dans 10m2 avec une bonne vingtaine d’ordinateurs dans la salle, par plus de 30 degrés sans aération (ne souriez pas, j’ai subi ces conditions exactes, je dirais pas où…) avec un ordi qui date de la guerre de sécession, et un connexion ultra moisie… Bon là pas de doute, les conditions d’installation et matérielles ne risquent pas de vous aider, au contraire, vous allez devoir vous battre tous les jours, non pas contre les vicissitudes du projet, mais de tout ce qui est autour. Conséquences? Fatigue, maladies à répétition, agacement, énervement, et un projet qui ne démarre pas sous les meilleurs hospices.
13. Projet de merde / foirreux
Tout est dit dans le titre… le projet pue, vous avez pas le choix, donc cf les points précédents
Et pour vous c’est quoi les points qui montrent qu’un projet va aller dans le mur avant même de commencer?