Archive pour November 2008

musicien = bon TravailleursDuWeb?

Publié le 27 November 2008, par Babozor

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[Moi et ma cinq cordes, mademoiselle et sa quatre cordes... bon plus trop le temps d'en jouer, mais la fibre est apparemment passée à ma progéniture]

Un peu comme ma question sur les skaters, un musicien est-il un bon TravailleursDuWeb?
Réponse normande, ça dépend, mais voici quand même quelques éléments de réponse:

1. Autonome et travailleur
Même si vous avez pris des cours, 75% du temps passé sur votre instrument se résumera à travailler pour améliorer votre technique, votre oreille, mémoriser des gammes, des morceaux, et ça personne à part vous ne peut le faire… musicien veut donc dire autonome (quelqu’un qui peut se débrouiller seul) et travailleur (jamais fait le compte des centaines d’heures passées à répéter en groupe ou seul, mais ça doit en faire un paquet).

2. Pugnace
Peu importe votre instrument basse (pour moi), guitare, batterie, triangle, hélicon ou piano… tous ces instruments ont des degrés de difficultés et de progression différents, mais demandent pour en avoir une certaine maîtrise une masse de travail impressionnante… Les musiciens qui atteignent un certain niveau (non je ne parles pas des guitaristes du dimanche qui vous montrent fièrement “Straiway to Heaven”, so cliché) ont du faire preuve d’acharnement, de pugnacité pour passer les différents barrages technique ou harmoniques.

3. Ouvert
Que vous jouiez seul ou en groupe, une des caractéristique aussi d’un musicien c’est son ouverture, envers les autres membres du groupe, le public, les autres musiciens qu’il rencontrera, etc…
Jamais rencontré vraiment de musicien fermé (mais ça doit exister)

4. Capacité d’apprentissage
Voilà une capacité qui est des plus intéressantes pour les TravailleursDuWeb, avec des technologies et des concepts qui bougent constamment, avec une obligation quasiment quotidienne de devoir se former…

Je connais pas mal d’ex guitaristes, quelques bassistes… qui sont aujourd’hui dans le web, en général de très bons TravailleursDuWeb… et vous?

LaGrotteDuBarbu S01 E02 et 03 en montage… ou presque

Publié le 25 November 2008, par Babozor

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Samedi, avec Dame Tartine (ou fredmac c’est au choix) on a tourné l’épisode 02 et 03 de LaGrotteDuBarbu (donc 3ème et 4ème épisode de la saison 1)… le thème reste plus ou moins secret (pour pas gâcher la surprise), mais sachez que y’a des doigts, du latex liquide et une clef USB (que les pervers s’épargnent tout commentaire lubrique, rien de kinky là dedans).
On aurait pu faire un seul épisode, mais il aurait risqué d’être super long (dépasser largement les 30 minutes), donc on a préféré couper le bidule en deux (le sujet s’y prêtait d’ailleurs bien) pour proposer deux épisodes plus digestes.

Ce week end, un peu la cata puisque mon FinalCut Pro (mon logiciel de montage/post-prod) était en rade, tentative de ré-installation, mise à jour, suppression… rien n’y fait, dois trouver une install propre et valide, donc un peu de patience.

D’ailleurs LGDB a besoin de vous, pour un épisode futur encore secret. Nous avons besoin de cannettes de bière vide, capsulables (pas ceux qui se dévissent) il nous en faut une bonne cinquantaine, donc stockez les… ça nous permettrais de réaliser ce projet super cool.
On risque d’ailleurs de participer massivement à l’effort de guerre au prochain MacBières (date précise encore à définir, où tout le monde est cordialement bien évidemment invité), avec en guest star un gâteau au chocolat sans four, pour démontrer que c’est pas des trucages (donc aussi des trucs à manger).

Donc voilà, patience ça vient d’ici peu…

Tableau blanc: un élément de communication indsipensable

Publié le 25 November 2008, par Babozor

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Voilà un élément dont j’aurais beaucoup du mal à me passer dans ma vie de dévellopeur/CdP Tech de tous les jours: le tableau blanc (ou white board pour les mecs qui se la pètent genre je sais bien parler anglais)

Très souvent, les retards de release ou gros mic-mac dans le développement sont dû à un seul facteur (enfin c’est souvent le plus important): une profonde incompréhension entre la personne qui demande une fonctionnalité et celle qui la met en place. Les même mots dans deux bouches différentes ont souvent un sens diamétralement opposés… il est donc indispensable pour ne pas perdre de temps à casser ce qu’on vient juste de faire, d’être sûr à 200% de la mécanique de votre application ou site web.

C’est là où j’utilise le tableau blanc, pour raisonner à voix haute, expliquer un principe technique de façon simple, me faire expliquer une notion du site ou de l’application que je pensais avoir compris mais pas tout à fait, expliquer et transmettre les informations aux autres, etc…
C’est aussi l’endroit où avant de coder on prend un exemple concret pour voir si l’algo marche, si les différentes actions prévues sont cohérentes, etc…

Pour moi c’est un outil de travail indispensable.
Mon principe c’est il vaut mieux demander 5 fois une explication, quitte à passer pour un débile (et dans mon esprit y’a que les couillons qui pensent tout savoir), ça me fait économiser un temps de développement précieux (puisque blablater est toujours moins long que coder, et bien moins couteux que de casser son code ou se lancer dans de lourdes modifications).

Bataille pour une ligne web décente… ça s’envenime

Publié le 24 November 2008, par Babozor

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Appelez moi poissard si vous voulez, mais depuis quelques semaines, les lignes web sur lesquelles je travaille, aussi bien au travail qu’à la maison ont deux choses en commun:
- c’est Orange (ex Wanadoo – FT) qui fournit le service
- le web est d’une qualité pitoyable… resynchro toutes les dix minutes, bande passante indigne d’une ligne ADSL

C’est devenu tellement critique que cela me bloque dans mon travail.
Après plusieurs tentatives auprès du service client d’Orange, j’ai décidé de passer à l’action, fini de subir…

1. Une obligation de résultat
La différence avec il y a encore quelques mois, c’est que aujourd’hui au lieu d’un obligation de moyen (en gros tenter de mettre tout en oeuvre pour résoudre votre problème), les FAI ont une obligation de résultat… j’ai donc décidé de les confronter avec cette obligation, j’ai rassemblé divers logs de connexion-déconnexion, de pings, de bande passante (traffic remontant et descendant) pour pouvoir leur prouver que le service qu’ils me vendent n’est pas livré comme il devrait.

2. Un support et service client vraiment pas au niveau
Deuxième étape, je tente de téléphoner au service client, bien évidemment on me redirige de service en service… pour arriver au support, qui se déclare incompétent puisque je suis sur Mac et donc dans l’impossibilité de vérifier mes logs (en gros ils ont un logiciel de check de ping/bande passante mais uniquement dispo sous Windows, pour les autres, démerdez vous).
La seule chose que je demandais, c’était que quelqu’un prenne le dossier en main et me donne une vision claire des actions qu’ils allaient pouvoir entreprendre pour régler le problème… personne, donc j’ai décidé d’arrêter de payer.
Ils ne remplissent pas leur part du contrat, je ne remplirais plus la mienne.
Bien évidemment ils m’ont coupé la ligne (mais si elle était toute pourrie, y’en avait une) et en ce moment je prends des conseils auprès de juristes pour emmener ça un peu plus loin.
Le problème est identifié depuis des mois (ma ligne pourrave)… et pourtant aucune action n’a jamais été menée (à part essayer de me vendre leur télé merdique) comme si la situation pouvait magiquement s’améliorer. Aucun suivi de clientèle c’est déplorable

3. Je switch sur la fibre N9uf (enfin si ça marche)
Conclusion de l’histoire, j’attends mercredi (entre 13 et 18h) qu’un techos de N9uf reviennes faire une tentative pour me connecter à la fibre (la fibre, yeah!!…), pas d’illusion donc, mais en espérant que le service sera à la hauteur.

En tout cas, Orange prépares toi, j’arrives et je suis pas content du tout (et tu peux m’envoyer les huissiers je ne te donnerais jamais plus le moindre centime – sauf pour mon téléphone portable… tiens je devrais switcher ça aussi)

La chemise qui m’a décidée à changer mon avenir professionnel

Publié le 24 November 2008, par Babozor

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Des fois, un changement même radical tient à pas grande chose… en l’occurrence pour moi: une chemise.
Petit retour en arrière il y a de cela quelques mois (en fait presque deux ans maintenant).

Je bossais à l’époque comme chef de projet technique pour une grande agence parisienne spécialisée dans le Web (MRM pour ne pas la citer…) filiale d’un gros groupe de pub (Mac Cann pour ne pas la citer elle non plus). J’espérais en entrant dans cette entreprise, que cette fois ci enfin les choses allaient pouvoir changer, je pourrais me poser pour quelques années, que je pourrais laisser mon empreinte et montrer ce que c’est une prod qui carbure à fond les ballons.

Quelques mois plus tard, je me retrouves à faire quasiment plus de code, à devoir jongler entre plannings, documents techniques berk pour de futurs clients, enchaîner les réunions inutiles et assommantes, mendier des machines qui marchent pour mes dev, bref le quotidien d’un chef de projet tech dans un grande agence web parisienne.

Et puis un matin, je me suis réveillé… et horreur plus de chemise propre, j’ai râlé gueulé un peu et puis j’ai réfléchi…
Pris dans le feu de l’action et du quotidien, j’étais en train de devenir le monstre que je détestais: un mec en chemise, qui donne des conseils aux autres, qui dit quoi faire, mais au final ne fais plus rien.

Ce matin là, j’ai décidé que je devais assumer qui j’étais vraiment, un geek avec sa barbe et son tshirt, un développeur qui même avec 10 années d’expériences continue à prendre un pied gigantesque à coder, un hurluberlu qui a un peu du mal à rentrer dans les cases… bref moi, et franchement la chemise ça a jamais été mon truc (et ça le sera probablement jamais)

Depuis je cherche un peu mon chemin, beaucoup d’entreprises, de déceptions (et quelques coups de poignards dans le dos aussi), de joies, de rencontres extra, et aujourd’hui même si je me plaît beaucoup chez Busineo… comme on dit on ne sait jamais de quoi demain sera fait (cette situation un peu précaire de saut de start-up en start-up est un choix, même si parfois lourd à assumer, j’espère que chez Busineo je vais rester un peu, en tout cas le projet est vraiment cool – la preuve je blog presque plus à cause de la prochaine release – et si mené au bout risque de bien déglinguer).

Bref, je n’ai pas la sécurité de l’emploi ou les avantages d’un gros CE, mais je suis professionnellement beaucoup plus heureux qu’il y a deux ans.
Et tout ça à cause d’une chemise pas lavée (au grand désespoir de ma mère qui était si fier de moi avec ma jolie chemise), la vie parfois est marrante…