Les TravailleursDuWeb face à la crise…
Publié le 6 November 2008, par Babozor dans la catégorie Divers, Emploi
Voilà maintenant quelques semaines qu’une crise financière touche toute la planète: des banques et compagnies d’assurance qui ferment, des entreprises qui licencient… mais quelles sont les vraies conséquences pour les TravailleursDuWeb?
1. Baillout… révoltant
Trouver autant d’argent pour “sauver” l’économie (700 milliards de $ juste pour les américains) en danger en si peu de temps… alors que depuis des années on nous dit que les caisses de l’Etat sont désespérément vides, alors que certains problèmes (la pollution, le logement, la faim dans le monde, etc…) sont eux aussi liés aux sommes qu’on veut bien leur accorder.
Au final, ce n’est pas l’économie mondiale qu’on sauve, mais bel et bien les fesses des banquiers et assureurs qui n’ont pas fait leur travail correctement. Cet argent ne va pas servir à redresser l’économie du pays ou à améliorer notre (votre) situation de tous les jours, mais juste permettre au système (capitaliste et non travailliste comme je pense que cela devrais être) de survivre quelques années supplémentaires, malgré les pratiques limites et certaines aberrations.
2. Si loin, si proche…
Première conséquence de cette crise: les entreprises vont avoir beaucoup de mal à trouver du financement, pour les quelques mois à venir (certains s’avancent à parler de 1 à 2 ans)… et donc certaines entreprises se débarrassent de certains de leurs collaborateurs. Techcrunch tiens le compte (un peu macabre) de tous les licenciements: 42 162 dans tous les domaines qui touchent plus ou moins au web (avec un record pour Dell avec 8900 employés… pas moins de 10% de leur masse salariale)
Mais tout cela semble bien loin, mais pas tant que ça, avec cette semaine deux annonces tristes:
- Adrien de “j’entreprends” jettes l’éponge, malgré une activité qui semblait prometteuse…
- Hellotipi, juste quelques mois après avoir embauché deux personnes est obligé de s’en séparer.
Deux exemples moins impressionnants que les chiffres de Dell ou Yahoo, mais qui nous rappellent que la crise est bien là et que son impact risque de se faire sentir de façon beaucoup plus proche et rapide que prévue.
3. Assainissement du domaine?
Certains vont donc trébucher ou tomber en chemin, mais il n’empêche que durant la même période, certains financements ont aussi été annoncé (du genre Linkedin et c’est du lourd!), donc oui il reste de l’argent, mais pas autant et certainement pas distribué de la même façon. Les entreprises vont avoir beaucoup beaucoup plus de mal à trouver du financement, et surtout seules celles qui ont un projet cohérent et un vrai business model, et surtout ceux qui font déjà du chiffre risquent de trouver un financement, pour les autres… ça va être chaud les marrons.
Rien de comparable à la bulle des années 2000 puisque aujourd’hui beaucoup d’entreprise font du chiffre, mais seules celles avec des reins vraiment solides (des finances, du cashflow ou les ressources pour trouver un financement) survivront. Le darwinisme appliquée au start-up en quelque sorte.
Malgré les nombreux effets négatifs (en quelques semaines 40 000 mecs virés aux USA c’est clairement pas cool), cette crise aura pour effet d’assainir un peu le domaine, en passant à la trappe les projets opportunistes ou ceux qui n’ont pas d’intérêt ou pas de réel business model (et aussi ceux qui ont eut un mauvais timing).
4. Quel comportement avoir pour les TravailleursDuWeb?
C’est là aussi où le comportement de certains TravailleursDuWeb va être important, puisque clairement une des priorités des start-up et entreprises du web dans les prochains va êtres simple: trouver du cash… que ce soit en tentant de lever de l’argent ou en tentant de modifier la stratégie de l’entreprise pour atteindre un niveau de rentabilité plus rapidement.
En tant que TravailleursDuWeb c’est aussi un de nos devoirs de pouvoir aider à orienter les choix dans le bon sens (c’est aussi pour nous une façon d’assurer son job pour les mois à venir), c’est à dire développement moins pour gagner plus, se concentrer sur le coeur du business et laisser les fonctionnalités fantaisistes au placard.
Et vous cette crise vous en pensez quoi?


le 6 November 2008 à 10h09
Ca me rappelle la bulle 2002. Ca me rappelle que j’ai mis 2 ans à retrouver un taf après avoir perdu le mien (envolé avec les bulles). Ca me rassure pas alors que je cherche activement un nouveau poste (l’actuel me menant tout droit à l’hôpital psy !!). Donc faut-il encore chercher un taf (y’a toujours de l’activité ceci dit, tout n’est pas à l’arrêt total) ? Ou faut-il attendre ? Et si attendre, alors combien de temps ?.
Mais si l’assainissement de 2002 avait envoyé au tapis des projets farfelus pour la plupart, je ne crois pas que seuls les plus débiles soient touchés aujourd’hui. Et c’est dommage.
le 6 November 2008 à 11h00
Tu t’es posé la question “Est ci les états ne s’étaients pas endété pour sauver les banques, et que celles ci avaient coulés. Que se serait il passé pour nous, les clients des banques” ?
Ne penses tu pas que c’est surtout pour les milliers d’epargnants qui auraient vu leurs économis partir en fumé que ca aurait été un drame.
On dit qu’il faudrait 23 milliard de $ pour eradiquer la faim dans le monde et que la, tout d’un coup les états on trouvé plusieurs centaines de milliard de $ pour sauver des banquiers… Certes, on peut se dire, que c’est dégoutant. Mais si demain on te dit “il faut 23 milliard de $ pour eradiquer la faim, on a divisé le gateau entre les états du G8 et fait grooso modo 300€ par foyer”. Tu serais prêt a faire un cheque de 300€ ? Non, bien sure, tu n’a pas cette somme sur toi, tu y songe, mais pas tout de suite.. Et demain on viens te voir “la maison dont vous êtes propriétaire est construite sur un terrain qui est en train de s’affesser. Il faut impérativement faire des travaux de consolidation. Qui s’élève à 2 000 € et ce n’est pas pris en charge pas les assurances”… Là soudainement, on ne sais pas pourquoi, mais les 2 000€ tu les trouves.
le 6 November 2008 à 11h26
Jérémy a raison, il fallait sauver les banques quoiqu’il en soit, même si ce processus de sauvetage ne fait qu’encourager les actions délictueuses qui ont mené à la crise qu’on connaît. Dans un certain sens en baissant leurs taux directeurs les banques centrales rendent hommage a des pratiques que je ne cautionne pas (subprimes, crédits revolving,etc), mais nous évite le pire.
Il ne faut quand même pas aller jusqu’à croire que les mesures gouvernementales sont là pour nous sauver la mise, c’est bel et bien au système financier qu’elles s’adressent, nous en bénéficiont par défaut!!!
le 6 November 2008 à 11h45
Ouais et je peux te dire que ça fais mal aux chicos de se prendre un retour de manivelle de la sorte!
@ Jérémie: C’est un peux facile… L’argent que les états débloquent sont soit de l’argent que l’on leur à donné, soit de l’argent que nous allons leur donner(impôts, amendes etc…il ne tombe pas du ciel quoi…) Ne tiens qu’a eux de gérer “respectueusement” ces dépenses engendrer au nom de la population et des citoyens.
(Et je peux te dire que sur les 700 milliards, ce n’est pas que 300 euros que tu vas payer de ta poche…)
Ca fait bien longtemps que je, tu, il, nous demandons aux états de faire pour notre compte ce fameux chèque de 300 euros par foyer pour la faim dans le monde. Je pense que nous sommes tous d’accord la dessus.
Chose qu’ils ne font pas. Ce qui est révoltant, c’est qu’en effet, à défaut de le faire pour cause de “caisses vides”, il en font un bien plus important (bien que se fut la meilleure chose à faire malgré tout) en réparation d’erreurs professionnelles de certains “puissants”.
Et même s’il y a des gardes fous et autres ésperences de récupérer cet argent, c’est bien sur le fonctionnement et la morale de l’histoire qu’il y a à critiquer.
Pour infos je viens de faire un chèque de 246 euros à l’état pour la Taxe Professionnelle, qu’ils l’envoient directement au budget des 23 milliards pour éradiquer la faim dans le monde il n’y a aucun problème!
Et puis d’ailleurs concernant ma boite, l’état ne me donne pas un copec pour m’aider à surmonter la crise et développer le business…Woualou…
Think about it
le 6 November 2008 à 17h24
Ca me fait doucements rires ces sauveurs du monde “si, si, tous les ans, je fait un chèque de 100€ pour le tiers monde…”. Dans le meilleur des cas, ils filent une pièce de 10centime au clachard du coin pour se donner bonne conscience. et sont les premiers a gueuler quand on supprime une journée ferier pour aider les retraités de leur propre pays.
Ce que vous ne comprennez pas c’est que ce n’est pas 23 milliard qu’on prend dans une caisse qui attend la sagement, mais bien 23milliard qu’il faut trouver en plus. Tes 246€ sont déjà aloué et budgetisés par ta commune ou region. Ils vont servir a aider d’autres entreprises, construire des infrastructures.
La france vie deja au dessus de ses moyen, il faudrait déjà ralentir le pas ou augmenter les impots.
le 6 November 2008 à 22h23
Pour ma part je prend la crise américaine de plein fouet, étant donné que je travaille là bas. J’ai déjà eu un bon nombre d’entreprises qui sont dans une telle incertitude concernant leur financement qu’elles hésitent à engager, ce qui rend la recherche de travail bien plus difficile qu’il y a 1 an par exemple.
J’en parle d’ailleurs sur mon blog :
http://www.forevolution.fr/2008/10/la-crise-et-son-influence-sur-moi/
le 7 November 2008 à 00h30
@Jeremy : la France doit surtout arrêter de gaspiller l’argent qu’elle n’a pas.
Je suis dans le même cas que Nathalie, partir ou rester avec la “sécurité” d’un CDI, alalala foutue crise ^^
le 7 November 2008 à 12h27
Je suis d’accord avec Jérémy.
Et quand l’État Français met 360 milliards d’euros sur la table pour sauver les banques (si on a plus de banque, on a plus d’économie, et on chasse le sanglier pour se nourrir hein), c’est pas vos thunes, c’est pas de l’argent frais.
Le plan permet simplement aux établissements bancaires disposant des fonds suffisants de faire appel à une société de refinancement pour lever thunes sur les marchés avec la garantie de l’État, à une hauteur de 320 milliards d’euros max (il y a même peu de chances que cette somme soit atteinte).
Les 40 milliards restant sont pour créer une société publique, dont l’État sera le seul actionnaire, et qui servira là par contre à sauver les banques qui ne seraient pas solvable pour le refinancement.
L’état - des milliards - un gros titre : et paf, on cherche pas à comprendre, c’est revoltant, bouh l’état nous ment, ils ont de l’argents…