Entretiens d’embauche: comment bien se préparer…
Publié le 7 October 2008, par Babozor dans la catégorie Emploi, Recrutement, DRH, etc...
En ce moment ma femme est à la recherche de son premier vrai travail… c’est long, c’est difficile (surtout quand on a peu ou pas d’expérience) et après le barrage des CV, vient la tâche la plus ardue: l’entretien d’embauche (c’est d’autant plus difficile qu’elle est dans un domaine pas évident: la com, alors qu’en tant que développeuse elle aurait trouvé un boulot en deux jours chrono).
Dans mes premières années d’expériences, il me fallait entre 3 et 4 entretiens pour commencer à me “chauffer”, rôder mon discours, me sentir un peu plus à l’aise… et avec l’expérience (et un peu d’analyse) ce chiffre est rapidement tombé à 1, voir zéro.
Voici donc quelques conseils pour que les entretiens d’embauches se passent bien
1. Préparez votre entretien
Rien de pire que d’arriver à un entretien sans savoir quel est le poste, le rôle de l’entreprise, etc… faites vos devoirs, allez sur le site de l’entreprise (si ils en ont un, ce qui représente 99% des cas aujourd’hui), googlez l’entreprise, regardez ce que les autre pensent de cette entreprise, etc… Vous pouvez aussi aller un peu pus loin en googleant le nom de la personne qui va vous recevoir, cela donne souvent des informations précieuse et vous avez le mérite de partir un peu moins dans l’inconnu (et surtout psychologiquement c’est important puisque après cela vous en savez un peu plus sur votre interlocuteur, cela change un peu le rapport de force psychologique).
Préparez des questions sur le poste, sur l’entreprise, sur votre rôle, etc… c’est important d’avoir des questions, cela montre que vous vous intéressez et cela permet aussi de relancer le débat et d’éviter d’éventuels trous.
N’hésitez pas à les marquer quelque part, rien de honteux à montrer que vous avez préparer votre entretien.
2. Définissez clairement vos objectifs
Pour avoir les idées claires, vous devez vous définir des objectifs clairs: quel salaire et poste visé… vous définir un prix plafond et plancher en dessous duquel vous ne voulez pas descendre.
C’est particulièrement important pour un premier entretien où le recruteur utilisera le levier de voter manque d’expérience pour faire baisser le salaire.
Vous pouvez exposer clairement vos deux prix et dire que dans cette fourchette c’est négociable (moi je le fais tout le temps, ça démine une partie de la discussion du prix qui n’est pas mon point fort).
Important, ne donnez pas un prix net par mois (ça fait super amateur), mais un total brut par an, le recruteur raisonne en coût pour lui, pas en terme de salaire mensuel net.
3. Maîtrisez vos forces et vos faiblesses
Faîtes un bilan simple mais sincère de vos forces et vos faiblesses… essayez de trouver pour chaque faiblesse un point fort qui permettra de contrebalancer ça. Rien de dramatique de ne pas maîtriser tous les logiciels et technologies (c’est physiquement impossible) concentrez vous sur ce que vous maîtrisez vraiment (même si l’annonce précise pleins de trucs à savoir faire…), essayez de dégager trois points forts liés à l’annonce ou au poste qui pourront faire basculer la discussion.
Rien de dramatique non plus à exposer ses faiblesses, si votre discours est cohérent.
Par exemple, moi je suis super bordélique, je le sais et donc dans le boulot je suis un psychopathe du rangement, tous mes fichiers sont rangés dans des répertoires spécifiques avec une méthode de classement qui m’est propre… donc d’un défaut j’en ai fait une force (de pouvoir retrouver un fichier en quelques secondes [en théorie])
4. Déminez les “coups” classiques
Les recruteurs aiment beaucoup les “coups” classiques, genre “citez trois défauts et trois de vos qualités” ou encore “où vous vous voyez dans cinq ans”, etc… des coups classiques qui leur permettent (en théorie en tout cas) de vous cerner.
Là aussi, votre préparation va vous servir…
Pour le coup spécifique des “trois défauts et trois qualités”, je feinte… je commence pas mon défaut du bordélisme (je sais pas si ça se dit, pas grave), et j’enchaîne avec mes trois qualités (avec l’enchaînement bordélique donc organisé), et je conclue que je dois avoir pleins d’autres défaut, mais qu’aucun me viens comme ça en tête (dans le contexte du travail en tout cas).
Poum, piège déminé! un seul défaut et trois qualités exposées…
5. Partez confiant et sûr de vous
Vous savez quel job vous voulez, pour quel prix, vous connaissez vos forces et vos faiblesses, vous avez les réponses aux questions typiques des recruteurs, vous pouvez vous détendre et attaquer l’entretien en toute confiance.
Essayer de voir cela comme une expérience, une rencontre… plus qu’un épreuve.
6. Quelques petits trucs pratiques
L’entretien d’embauche (en particulier le premier) est un exercice stressant, voici donc quelques conseils:
- partez avec des fringues correctes mais confortables, rien de pire que de se faire tout beau/belle et d’être super mal à l’aise à cause de vêtements qu’on a pas l’habitude de porter.
- prévoyez papier, crayons, quelques CV déjà imprimés dans une chemise, une bouteille d’eau (parler ça donne soif), éventuellement un petit truc à grignoter.
- imprimez le chemin de votre rendez-vous, ou emportez un plan, se perdre et rater l’entretien c’est bête
- donnez vous le temps d’arriver, si le trajet est théoriquement de 45 minutes, partez une heure avant pour avoir une marge d’erreur (moi je me trompe de rue tout le temps, un mauvais sens de l’orientation inné)
- prévoyez un truc à lire si ils vous font attendre (c’est très souvent le cas), un livre, le journal, quelque chose… l’entretien commence dès que vous passez la porte de l’entreprise, même en attendant la personne se fait une idée sur vous. Ne regardez pas les mouches tomber, occupez vous: lecture, laptop, un truc, peu importe…
Et vous, c’est quoi vos “trucs” pour les entretiens d’embauche?


le 7 October 2008 à 16h47
T’en a dit déjà pas mal et le principal.
je rajouterais juste de ne pas oublier d’avoir et de poser des questions!
Et bien oui, on rencontre quelqu’un et on met les pieds dans une entreprise pour la première fois. On a forcément des questions!
Sur le fonctionnement de la boite, le modèle économique, l’évolution de l’activité, les perspectives possible etc…
Un entretien d’embauche, c’est un échange et chacun doit repartir gagnant. C’est bien de s’y présenter et à l’heure, mais c’est mieux de s’intéresser et de le montrer…
Et puis rien de pire que l’immobilisme et l’écoute passive.
le 7 October 2008 à 17h28
Ah, je vois d’où ça vient cette incapacité à s’orienter où que j’aille: c’est génétique.
On m’a dit qu’il y a un Tomtom pour piétons sur les gros téléphones (iPhone etc), c’est vrai?
le 7 October 2008 à 18h15
très bon article !
le 7 October 2008 à 20h55
Ce que j’ai toujours fait en entretien :
- être souriante, c’est tout bête, mais ça désamorce le stress pour soi, et être souriant incite les gens à vous sourire,
- attendu d’être loin loin loin pour utiliser mon tél portable (et appeler moman) parce que les expressions (“ouaaais, t’as vu, quoi”) et la détente avachie, cela casse complètement l’image pro,
- demander à aller aux WC, soit avant, si je dois attendre, soit après (parce que boire ça donne envie…). Cela me donne une bonne indication sur le soin apporté aux employés, et bien souvent aller aux WC me permet de croiser du monde, de traverser les salles de travail, etc.
En plus, cela vous permet de checker le bout de persil entre les dents !
le 8 October 2008 à 00h47
Rien à rajouter, excellent article ! S’intéresser où l’on mets les pieds est le principal pour moi.
le 8 October 2008 à 16h21
Super article, dessuite evenvoye a ma petite femme qui cherche un job aussi.
Par contre, je rajouterai aussi, sachez dire : ‘Je ne sais pas’ ou sachez dire ‘non’ il n’y a rien de pire que quelqu’un qui fait semblant de connaitre un sujet, et qui se vautre quand on va creuser un poil ou qui sort le typique : “ca fait longtemps que je n’ai pas fais ceci ou cela …”.
Bon courage a tous ceux qui cherche du taf
le 9 October 2008 à 07h25
Je regarde si mes interlocuteurs sont mariés, ça veut pas dire grand chose mais un type marié a généralement plus conscience qu’il y a une vie en dehors du travail (mais c’est pas vrai à tous les coups)
Par contre si l’employeur fait la grimace en decouvrant la ligne des activité extra professionnelles en disant “mais vous n’êtes pas censée avoir le temps pour ça”, c’est assez mauvais signe héhé
le 9 October 2008 à 16h37
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Sérieux, tu as déjà eu cette réflexion ?