La départementale de l’information…
Publié le 12 August 2008, par Babozor dans la catégorie DiversVoilà un peu plus d’une semaine, je suis allé passé quelques jours à la campagne au calme chez mes parents, à une quarantaine de kilomètres de poitiers (à 7 km de la roche posay, centre thermal machin bidule)… et ce qui m’a frappé outre l’air pur et les oiseaux qui chantent, c’est la différence en matière de dessertes numérique par rapport à Paris.

1. De gros progrès, mais pas encore gagné…
Déjà première chose, après des années de galères, mes parents on l’ADSL à la maison, dans un village de moins de 100 habitants, c’est pas mal. Une bande passante faiblarde (1Mo maximum) qui augmente quand on se rapproche de la ville (8Mo à la Roche-Posay ce qui est pas mal du tout).
Ce qui frappe aussi c’est le manque parfois cruel de réseau téléphonique. On est habitué plus ou moins à ce que le réseau GSM passe partout dans les grandes villes, on pense même parfois abandonner sa ligne de téléphone traditionnelle. Pas là bas, puisque typiquement pour choper du réseau chez mes parents, obligation d’aller au fond du jardin pour capter une malheureuse barre, ou de descendre en bas du village pour espérer entendre quelque chose ou éviter les coupures.
Comme on peut le voir, yahoo connaît la Roche-Posay, par contre la géolocalisation c’est pas gagné… même à Chatellerault, impossible de faire fonction la géo-loc.
Donc oui le fossé se creuse, mais pas à très vive allure…

2. Manque d’investissement flagrant
Ce qui est d’autant plus intéressant, c’est que cette région est relativement sinistrée… beaucoup de jeunes qui partent vers les villes synonymes le plus souvent d’emplois et pas ou peu de choses faites pour les retenir.
Peu ou pas d’initiatives, de la mairie, région ou département pour essayer d’endiguer ce phénomène et tenter de faire migrer les citadins des villes vers les campagnes. Pourtant j’avoue qu’avec une bonne ligne web, je me laisserais plutôt tenter, le prix du mètre carré est ridiculement bas, Paris en train est à moins d’une heure trente, et Marie pourrais à loisir partir à la chasse aux hérissons et escargots.
Malheureusement, aujourd’hui cela demande une certaine foi (pour se lancer) et des employeurs courageux (pour tenter le télétravail avec la campagne)… mais y’a pas à dire, lire ses flux RSS sur la terrasse avec mademoiselle qui joue dans le jardin ça change de l’apart pourri de 30m2 à Paris…



le 12 August 2008 à 12h19
carrément d’accord avec toi!! vivement le télé-travail…j’ai été rendre visite à des amis à Poitiers il n’y a pas longtemps et au passage aller au Futuroscope et quand j’ai vu l’appart en RDC avec jardin et petite terrasse tranquille de mon pote je me suis senti con de vivre à Paris…
le 12 August 2008 à 13h10
Je ne comprends pas cette peur du télé-travail, ça ferait du bien à tout le monde (moins de voitures, etc…) et surtout avec les moyens actuels, je ne vois pas ce qui empêche le télé travail (avec surement une rencontre physique réguliére pour faire le point).
Pour ton article, c’est parfaitement ce qui m’a fait partir de la Réunion. Pas assez d’investissements, un marché de l’emploi cloisonné et peu avantagé et surtout une offre internet à la limite du foutage de gueule (nous sommes encore à des années lumiéres de ce qu’on peut trouver dans le plus petit patelin de France).
Du coup, pour trouver du boulot ou même un stage, c’est un véritable parcours du combattant alors que sur Paris notamment c’est assez simple de trouver un boulot / stage dans mon secteur d’activité.
J’ai évidemment perdu en qualité de vie (Paris c’est bien mais c’est pas non plus ma ville natale où je vivais dans une maison avec jardin, etc…) mais j’ai au moins une facilité de trouver du job et des conférences toujours interressantes (même si je les rates :p).
Vivement que ce retard soit rattrapé pour donner une chance aux campagnes sur les villes car je suis qu’une bonne majorité des gens aimerait bien quitter Paris.
le 12 August 2008 à 13h13
résultat direct et sans appel de siècles de centralisme. Quand les Parisophiles auront compris qu’il existe une vie ailleurs qu’aux alentours de leurs nombrils, peut-être qu’il sera temps de désengorger cette capitale surpeuplée.
(et résoudre par la même les soucis de pollution, de crise immobilière rampante, de fracture numérique, etc)
Sortez de votre ghetto !