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America Is F*cked…. (Graphically at least)

Publié le 12 August 2008, par Babozor dans la catégorie Gestion de projet, Graphisme

Voilà une vidéo trouvé via boing-boing il y a quelques semaines, qui avait disparue (hostée sur le site du gars et supprimé pour des raisons de bande passante je pense) et qui est ré-apparu il y a peu sous Vimeo.
C’est très instructif et je suis d’accord avec lui à 2000%…

enjoy (et allez jeter un oeil sur son blog)


America Is F*cked…….(Graphically at least) from Jess Gibson on Vimeo.



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One Response to “America Is F*cked…. (Graphically at least)”

  1. Pierre Says:

    Bien vu. Difficile cependant d’agréer totalement aux propos de Jess Gibson car je pense qu’il tire d’un exemple isolé une généralisation sur le design américain.

    Ce qu’il dénonce n’est pas le fait du seul design américain : c’est un peu partout pareil. Ici et là, on remplace de bonnes choses graphiques par des bouses, par manque de culture graphique, par absence totale de réflexion patrimoniale, ou par la simple envie de laisser sa trace de décideur. L’exemple du logo SNCF est patent : on passe de l’ère du sens à la Tallon, à l’ère du vide à la Carré Noir.

    Certes, les productions des années 1970 étaient d’une grande qualité si l’on se réfère à des maîtres comme Saul Bass, Herb Lubalin, etc. Cela serait tomber dans le mythe de l’âge d’or indépassable. Il ne faut pas oublier qu’aux États-Unis à cette époque, il y avait aussi pas mal de merde et pas moins ni plus qu’ailleurs dans le monde. C’est ce que raconte Michael Bierut dans le documentaire “Helvetica” : le design américain à cette époque, c’était encore de l’illustration à la papa, des typos swish et j’en passe. Car le design que Jess Gibson estime être d’une grande qualité n’est rien moins qu’un stylisme amélioré : on est davantage dans le maniérisme que dans la sobriété suisse pour faire court. C’est de la décoration portée en étendard. Par contraste, la proposition alternative à la vieille enseigne apparaît évidemment comme une merde absolue et là on ne peut pas contester ce qu’il dénonce. D’aucuns pétris de mauvaise foi diront que c’est un conservateur et un réactionnaire et ce sont des cons.

    En France à cette époque, nous avions aussi de grands noms (Jean Widmer, Rudy Mayer, etc.) mais aussi de sacrés faiseurs. On pourrait aussi se balader dans Paris — dans la rue ou dans le métro — et affirmer que le design français est une catastrophe. Cela reviendrait à faire fi de tous les excellents créatifs actuels qui se décarcassent pour relever le niveau.

    L’époque est à la transition dans bien des domaines et le design subit de plein fouet une démocratisation des outils qui n’est pas sans conséquence dans la redistribution des titres. Aujourd’hui n’importe qui peut s’improviser graphiste ou directeur artistique car les outils sont accessibles à tous. Ce n’était pas le cas par le passé, mais cela ne change en rien au fait que les mauvais créatifs avec ou sans ordinateur resteront de mauvais créatifs.

    Jess Gibson illustre simplement et avec émotion une absence de culture graphique qui, me semble-t-il, a toujours existé. Rassurons-nous, il y a aussi de très bonnes choses aujourd’hui aux États-Unis. Le meilleur contre exemple à ses propos est l’excellente charte graphique du candidat Obama http://www.underconsideration.com/speakup/archives/004262.html à comparer par exemple avec les calamiteuses identités visuelles de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

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