Outsourcing: 3 cas qui peuvent marcher…
Publié le 19 June 2008, par Babozor dans la catégorie Développement, Gestion de projet, Organisation, méthodo...
L’outsurcing peut être un bon moyen d’économiser de l’argent sur le développement, encore faut-il que le contexte et le projet s’y prêtent…
1. Homme de confiance sur place
C’est une des conditions de réussite d’un tel mode de travail: disposer d’un homme de confiance, de préférence quelqu’un avec qui vous avez déjà travaillé dans une autre structure, qui connaît bien le pays et les coutumes… et qui surveille le bon déroulement des opérations sur place. C’est assez rare de trouver ce genre de configuration, mais ça arrive et c’est juste un bonheur de travailler en outsourcing dans ces conditions. Son but est clairement de faire l’interface entre vous et l’unité de production peu importe où elle se trouve.
2. Projet volumineux
L’outsourcing demande beaucoup de suivi, aussi bien fonctionnelle que technique de votre part… et les rares économies de développement que vous pourrez faire seront littéralement bouffées par le coût de ces deux corps de métiers, a moins de disposer d’un projet suffisamment volumineux pour que le gain sur le développement soit supérieur au coût de suivi par voter binôme de CdP.
Un petit projet de quelques semaines, oubliez… c’est valable pour des projets longs (plusieurs mois) et coûteux (à partir de quatre/cinq développeurs ça commence à devenir intéressant).
3. Projet cadré
Ce qui coûte énormément de temps (et donc d’argent) sont les changements incessants qui peuvent arriver sur un projet, dû à un changement de stratégie, mais surtout à un projet mal borné, mal cadré… c’est d’autant plus vrai dans un projet outsourcé, puisque vous rajoutez une couche à l’empilement d’échange d’information. Si votre projet est cadré, borné, avec un cahier des charges bétonné qui ne bougera pas (et qu’il répond aussi aux deux autres critères précédents) l’expérience est tentable, sinon…
Personnellement j’ai tenté pas mal d’expérience d’outsourcing, avec des succès contrastés. Ma seule expérience réellement positive a été avec des bulgares pour une raison relativement simple: ma femme est bulgare, je comprends bien le bulgare (mais le parle super mal, une honte pour moi) et surtout je sais décoder certains traits culturels qui pourraient avoir pu poser problème (à un moment j’ai même pensé aller fonder une structure de dev sur place pour de l’outsourcing français… mais trop compliqué), sur un projet conséquent et parceque j’avais un interlocuteur professionnel et doué.
Donc oui, l’outsourcing ça peut marcher, mais ce n’est clairement pas la solution miracle.

