A quel prix doit-on (peut-on) se vendre?
Publié le 2 June 2008, par Babozor dans la catégorie Emploi, Recrutement, DRH, etc...
Voilà quelque chose de compliqué, mais tellement décisif pendant le processus de recrutement:
“Comment déterminer son prix?”
Evidemment ce prix dépend de plusieurs paramètres:
1. Vos compétences
Bien évidemment, c’est une des premières choses que regardera un recruteur et votre “prix de vente” risque de beaucoup varier en fonction de vos compétences: généraliste, ultra pointu et technique, manager, etc…
2. Votre expérience
Evidemment un junior et un profil ultra sénior ne négocient pas de la même façon et sûrement pas pour le même salaire
3. Le marché
C’est sans aucun doute le critère le plus fluctuant et le plus difficile à déterminer, puisqu’il n’existe aucun indicateur infaillible de la maturité ou de la demande du marché. Néanmoins, certains signes sont assez caractéristiques: la multiplication des projets et levées de fonds significatives (qui se basent sur des projets aux reins solides ou du moins qui semblent solides), beaucoup plus d’annonces d’emploi dans votre branche, etc…
Reste que la question principale reste ouvert: à quel prix devez vous vous vendre?
Cette question implique sans aucun doute autre chose: quel est votre prix plancher en dessous duquel vous ne devez/pouvez pas descendre?
Comparez (ou tentez de le faire) avec vos collègues!
Même si en France le problème de la rémunération et sa divulgation à des tiers (en particulier vos collègues) reste encore limite tabou, il n’empêche que vous pouvez toujours demander (si ce n’est un chiffre précis, au moins une indication) autour de vous.
Un autre indice (à prendre cependant avec des pincettes, et de moins en moins présent) reste le prix proposé dans les petites annonces pour des emplois qui pourraient vous correspondre. C’est malheureusement de moins en moins vrai, puisqu’aujourd’hui dans 98% des cas, pas de prix précis ou de fourchette, mais la phrase trop souvent vue: “à négocier selon profil” (qui veut bien évidemment tout dire et rien dire).
Basez vous sur votre prix précédent
Basez votre prix demandé sur le prix auquel vous étiez payé à votre poste précédent, et adaptez en fonction de la situation: si vous êtes monté en compétence, expérience ou responsabilité, augmentez votre prix… si au contraire le marché semble s’essouffler, conserver votre prix ou baissez le.
Restez ouvert
Peu importe votre méthode de calcul, restez ouvert aux propositions alternatives. Pour certaines entreprises (surtout les petites structures) il peut être plus intéressant d’avoir un salaire légèrement inférieur, mais compensé par exemple par de l’achat de matériel ou d’autres avantages en nature (même si légalement se sont des arrangements un peu limite). Cela coûtera toujours moins cher à une entreprise de vous acheter une machine neuve (payée Hors Taxe et répartie comme investissement sur plusieurs années) que de vous allouer une certaine augmentation (qui peut lui coûter jusqu’à deux fois plus que le prix que vous touchez réellement)
Au final, trouver son prix, relève plus de l’alchimie que de la science…
Et vous, vous avez une méthode pour trouver votre “vrai” prix?


le 3 June 2008 à 08h20
Au prix de ce que coûte la vie.
Tout travaille devrait permettre au moins de manger correctement, s’habiller correctement… et s’acheter son toit !
Il est temps de rattacher la valeur du travail à la valeur de la vie. Vos parents pouvaient se payer tout cela des que la famille avait deux travailleurs à la chaîne (mes beaux parents) ou deux instituteurs (mes parents). Aujourd’hui, on voit de plus en plus de travailleurs du web très qualifiés voir même cadre ne pas avoir simplement les moyens de se louer un lieu d’habitation correcte !!! Je penses qu’une des raisons de ce phénomène est la jeunesse de cette discipline : il n’y a pas assez de gros salaires pour tirer les autres vers le haut. L’autre phénomène si Français est l’importance donnée au diplôme dans une discipline aux nombreux autodidactes.
Pourtant, un projet internet ne peut pas tenir la route sans une compétence technique forte. Babozor, la dernière fois que l’on s’est vu, j’ai été un peu minimaliste sur ton minima : tu devrais en fait aujourd’hui pouvoir atteindre entre 55 et 65kEuro dans une structure de type PME. Une startup proposera sans doute plus bas, mais il faudra alors que les partenaires t’inclus dans le développement de la boite.
le 3 June 2008 à 08h39
@Pascal: même si globalement je suis complètement d’accord avec toi… personne aujourd’hui n’est prêt à me payer entre 55 et 65, je ne parle même pas de l’intéressement…
Mais je suis complètement d’accord avec toi, j’estime que par rapport à nos parents, pour un travail équivalent ou supérieur on ne récolte pas grand chose.
le 3 June 2008 à 11h28
Une alternative (dans la liste des avantages négociables) peut être de proposer un 4/5 pour le tarif au delà duquel les employeurs de veulent pas monter. Les employeurs y gagne en productivité et tu peux bosser sur des projets personnelles (comme par exemple le remplacement de la baby sitter quand elle n’est pas dispo

“Travailler moins pour un meilleur salaire horaire” … voila une slogan qui pourrait gagner des élections
Et puis si Google le propose presque ça (pas bêtes : dans le deal google, ton projet perso devient un projet de Google …), c’est que ce n’est pas si bête.