WebAgency: mort imminente?
Publié le 14 December 2007, par Babozor dans la catégorie Discussion, Travail, contrats, etc...
Cela fait maintenant quelques semaines que je tâte si je dois publier ou non cet article… et puis je me suis dit “Il faut bien que quelqu’un ouvre sa gueule!”.
Aujourd’hui pour un client standard, si vous avez un besoin Web vous avez plusieurs solutions:
1. Faire appel à une agence
2. Recruter une équipe et internaliser
3. Faire appel à un prestataire technique
4. Faire appel à des freelance
Le choix le plus logique jusqu’à présent était donc de recourir à une agence, pourquoi les choses risquent elle de changer?
1. La web n’est pas leur métier
En général les WebAgency aujourd’hui (je parle pour les plus grosses, les plus importantes) sont des agences de communication (de pub quoi) qui ont mangé d’autres structures spécialisées dans le web (partenaires techniques, petites webagency, etc…) pour l’intégrer à leur pool de compétence.
Or dans la plupart du temps, après avoir digéré les petites structures, les personnes talentueuses et compétences ont bien souvent pris la tangente quelques mois/années plus tard.
Que reste-t-il?
Un souvenir vague de ce que c’est le travail sur le web, beaucoup de personnel jeune et motivé, mais bien souvent sans réel expérience et sans recul.
2. La course au pognon
Pour ces grosses structures, qu’est ce qui importe?
Satisfaire le client? Nan…
Faire un travail de qualité? Euh pourquoi… le client ne sait pas faire la différence…
Faire de la R&D? Ah… arrête avec tes bétises!
Qu’est ce que ces grosses structures recherchent? Un taux de croissance à deux chiffres, pleins de contrats fumeux (surtout avec du conseil en marketing 360, en gros tu vends du vent plus ou moins): du pognon!
3. Un turnover de Malade mental
Quelle est la première conséquence de tout ceci? Si vous voulez une bonne croissance, vous n’avez pas 25 solutions. Vous embauchez des jeunes, que vous esclavagisez (bosser jusqu’à 22, le week end, etc…), que vous sous-payez, vous tentez de réduire tous les coûts, vous les faites travailler dans des conditions merdiques, avec des ordinateurs datant de la guerre de sécession, des serveurs rafistolés, mais c’est comme ça de travailler dans une boite de com. La conséquence directe de cette politique? Un turnover de psychopathe (ce qui a aussi ses avantages: beaucoup de pots de départ), avec un temps moyen de présence dans une agence ne dépassant que trop rarement les deux ans (pour les courageux!).
4. Un professionnalisme discutable
Quand on voit donc que le but ultime est le pognon, que ce sont souvent des petits jeunes qui sont la masse laborieuse de ces entreprises, où donc est le professionnalisme dans tout ça?
J’avoue que j’ai cherché, mais j’ai eut du mal à le trouver. Au mieux, on essaye de se défausser sur le voisin, on esquive les responsabilité, au pire on a envie de faire bouger les choses, mais la lourdeur de la machine nous écrase (ou nous force à quitter le navire).
5. Mais où donc est le conseil?
Le pire pour les webagency, c’est que leur “force” est censée venir du “conseil”.
Mais comment peut on décemment se faire conseiller par une agence, quand on sait que la moitié de leur personnel est incompétent (non pas qu’ils soient nuls, mais ils viennent du print, n’ont pas assez de culture web… et ok je l’avoue certains aussi sont nuls tout court) et que le but du conseil sera de vous soutirer de l’argent en vous conseillant éventuellement une solution pas adaptée à vos besoins et beaucoup plus cher (comme un choix de technologie par exemple, ou vous remettre du viral ou du web 2.0 à toutes les sauces sans savoir ce que cela veut dire).
Quel avenir donc pour les WebAgency?
Je pense que par copinage, certaines continueront à bénéficier de campagnes pour des grands comptes qui sont déjà la plupart du temps client de leur agence de communication classique.
Le mouvement de fusion/acquisition entre agences va s’accélérer pour qu’à la fin il ne subsiste que quelques gros mastodontes.
Le mouvement de fuite des clients est déjà en route… certains internalisent, d’autres fractionnent les tâches et les budgets, d’autres encore internalisent les compétences de management et de gestion de projet et ne travaillent qu’avec des freelance de talent.
Quelle conclusion?
Je l’avoue c’est un sujet polémique et certains risquent de crier au scandale… je suis d’accord que peut être certaines agences ne sont pas complètement vilains (mais j’en ai testé 3 et pour l’instant le constat n’est pas fameux, et les bruits de collègues et amis ne m’encouragent pas vraiment à l’enthousiasme), mais au final que reste-t-il?
Les WebAgency je pense sont des bons centres de formation au pire: voir ce qu’est l’incompétence poussée à son paroxysme, pouvoir résister à la pression, délivrer des sites pourris techniquement mais en un temps record, faire des claquettes à un client mécontent et prêt à partir et le voir re signer un bon de commande (vous rigolez mais je l’ai vu) dans la foulée…
Je pense que malgré tout cela il reste une place (une petite peut être) pour des webAgencys à taille humaine, qui se soucient de leurs clients, qui fournissent un travail de qualité, un conseil utile et avisé… mais pour être honnête je n’en ai pas encore vu.
Et vos quelles sont vos réflexions et vos expériences en agence?


le 14 December 2007 à 13h58
Je suis freelance sur Nantes et je suis entièrement d’accord avec votre point de vue. Il y a beaucoup de web agency sur Nantes qui n’hésitent pas à vendre des sites web réalisés sur illustrator ou encore à vendre du site en flash sans même avoir de personnes compétentes en flash… sans compter ceux qui proposent du cms open source qui ne l’est pas au final. Malheureusement, ce sont les clients qui en patissent au final. Alors voilà, la seule solution qu’on ait trouvée c’est de se réunir, à plusieurs freelance, l’union fait la force. Parce que oui, il existe des Artisants du web. On envisage de créer une scop, mais c’est pas évident, on manque tous de moyen. Les clients sont souvent aveuglés par les ressources commerciales des grosses agences et du coup, sans structure, sans un “commercial”, il est difficile de passer derrière. Mais bon on y croit, on tient bon et on aime aussi notre métier.
le 14 December 2007 à 14h56
Bonjour,
j’apprecie ton constat bien qu un peu simplificateur : des agences comme la tienne il en existe effectivement beaucoup (la mienne la premiere) mais je ne suis pas d’accord sur le fait que tout le monde est imcompétent, il y a des ressources extraordinnaires qui portent reelement les plus grosses agences sur leurs dos. Ils ne sont certes pas nombreux mais existe … je rpendrai chez moi l’exemple de plusieurs personnes que je dois gerer qui sont pour moi des vrais pros.
La vraie difficulté pour ces grandes tructures est de comprendre malgré le fait que le web soit “nouveau” (certaines majors ne fesaient pas de web il y a encore deux ans), il est régi par des loies et des regles comme tout média, celle ci sont completement differentes que celles du papier. Personne ne peut s’improviser expert du web à part une personne qui c’est spécialisé soit par ces experiences pros soit par sa formation.
l’existence meme d’expert dans le web devrait etre reelement reconnu au sein des agences et non que par les acteurs qui créaent le web.
Je tiens, en dernier commentaire, à remercier certains de mes collaborateurs plus que talentueux et leurs souhaite une grande réussite au coeur des metiers du web. (ils se reconnaitront, je ne suis pas du genre à me taire, les nuls savent qu’ils sont nuls mais se defendent d’etre BON et les plus talentueux le savent et restent modestes
Merci d’avoir lu mon commentaire et bon après midi dans le monde merveilleux de la consomation par média interposés
le 14 December 2007 à 15h06
Tout à fait d’accord avec ce constat… je suis effarée… j’ai finalement divers retours car on me demande souvent mon avis sur des devis envoyés par des web agency…
plus de 2/3 développent des sites avec des tableaux…
j’ai eu droit à quelques perles genre “ouais mais nous on vous facture un service qui n’existe nulle part ailleurs : vous pourrez mettre vous même à jour le contenu”… heu ca s’appelle un CMS et il en existe juste 3 millions de milliards…
Bref, ca me dégoute de voir tant de gens se faire arnaquer pour leurs sites. Souvent des petites boites qui veulent un site. Les web agency leur facture très cher un site en flash, tellement mal fait qu’il a beaucoup de mal a être indexé par les moteurs donc au final un site qui ne sert pas à grand chose.
Voila, j’ai hâte de lire les commentaires sur cet article mais mon constat à moi il est… gerbant…
le 14 December 2007 à 15h50
Beaucoup de vrai là-dedans, et dire qu’un ancien collègue nous a quitté (nous sommes un client final) pour rejoindre…une très grosse web-agency.
D’une façon plus large, les prestations se révèlent souvent en-deçà de la prestation attendue : site “pas fini” ou finitions encore loin, sans compter la vente de “supers produits”, un CMS, plus ou moins exotique, mal configuré & co
Après, reste à savoir si le client paye aussi suffisamment, et si le presta. est suffisamment pro pour conseiller (et non vendre).
Personnellement, je pense toujours qu’on a le résultat de ce que l’on paye, et on pense toujours qu’avec 2 sous on aura le meilleur site, ce qui est bien entendu faux. Le low cost se paye un jour ou l’autre.
Les moyens, faut y mettre les moyens j’vous dis
le 14 December 2007 à 15h53
Quand on hésite à publier un article, c’est qu’on n’est pas certain de ses sources, qu’on a peur de se griller… Bref qu’on ne connait pas son sujet.
Les généralités, c’est bien mais il faut alors vérifier que les illustrations choisies soient le reflet de ces généralités. (cf la photo d’illustration avec les logos).
le 14 December 2007 à 15h56
Je ne peux qu’être d’accord avec cet article…
Le vrai problème, je pense, pour les agences, réside dans le fait qu’elles ne savent pas dire non aux clients quand il le faudrait (délais trop courts, mauvais choix techniques…). Et bien sûr, elles ont souvent une mauvaise connaissance du web.
le 14 December 2007 à 16h25
Le vrai problème je crois c’est qu’il y a confusion entre accès à un outil et savoir-faire. je m’explique. L’informatique, on nous fait croire que c’est facile et que tout le monde peut le faire. On a tous dans notre entourage le copain un peu bidouilleur qui sort un disque dur de l’impasse, etc. pour les sites c’est la même chose. Sous prétexte que c’est devenu hyper accessible, tout le monde prétend pouvoir en faire mais non… il faut avoir des notions d’ergonomie, savoir coder propre, avoir entendu parler du W3C, de l’accessibilité, (je dis avoir entendu parler parce que bon nombre de webagency n’ont apparement pas lu les recommandations depuis 3-4 ans…) Ca fait un peu extrémiste du web mais personne ne se sentirait de faire le boulot de l’éditeur ou du publicitaire par contre l’éditeur et le publicitaire pensent pouvoir faire des sites…. avec les catastrophes que l’on connait… seulement quelques mois que le site du Monde a enlevé sa police avec des sérifs qui était absolument illisible et non recommandé… On ne fait pas sur le web ce que l’on fait sur papier, on a beau le répéter mais ca n’a pas l’air de rentrer. Bref, tout ca pour dire que je vous rejoins quand vous dites que c’est un métier et que il faut arreter de s’autoproclamer développeur web ou webmaster quand on a pas les notions propres à ce métier, que l’on n’en connait pas les bonnes pratiques, etc.
le 14 December 2007 à 17h20
Travailleur du web, ce n’est pas savoir tout faire. Après j’ai fait de l’agence, mais c’est du passé, donc pas de raison de les défendre (en gros pas de partie pris). J’ai arrêté le freelance pour cette raison, je ne sais pas tout faire et j’avais peur de vite être dépassé dans un secteur ou les compétences evoluent super vite.
D’abord, comment comparer un freelance (personne privée) et une agence (personne morale). Ce n’est pas la même logique, pas les mêmes obligations ni les mêmes responsabilités.
La vrai question, c’est comment obtenir le meilleur site pour son budget? A qui faire confiance quand on rend tout facile et accessible alors que tout est complexe et que 70% des clients ne comprennent rien et que la demande est très mal formulée.
il me semble que trop de freelances prétendent savoir faire pleins de choses, mais au final, un freelance n’est pas un gestionnaire, ni un dev, ni un graphiste à la fois. Quand au référencement, on n’en parle pas. Une agence integre vite les nouveaux usages et les nouvelles technos. En plus, par derriere, ils font bosser pas mal de freelances.
Quand à l’interne, il vaut mieux avoir un chef qui connaît le métier et l’environnement de son marché sur le web pour pas se faire endormir, et voir des équipes travailler en roue libre.
Perso, je vois plutôt un retour en grace des agences. Pourquoi? Se sont les mieux placés pour intégrer les nouvelles “technos” ou “demande” comme l’ajax, le geotargeting, le SEO, le dev d’outils specifiques. en interne, comment recruter un excellent graphiste, developpeur, gestionnaire, web marketeur…un beau reve!!
Il y a de la place pour les freelances, pour les agences locales, parisiennes ou nationales. Mais chacun doit rester à sa place sur son marché et ses clients. Personne ne sait tout faire
le 14 December 2007 à 17h55
Etonnant de te voir cracher comme ca dans la soupe.
La teneur de tes propos te grillent auprès des agences pour lesquelles tu as déjà travaillé mais aussi auprès de (tes) clients.
Donc ouai, je pense que ton ruminage, lui était justifié…
le 14 December 2007 à 22h03
Je crois qu’il faut voir le problème avec plus de globalité.
On vit dans un monde où seul le fric compte.
C’est malheureux mais c’est comme ça, et peu de choses fonctionnent vraiment de manière professionnelle de nos jours (je fournirai mes exemples sur demande, mais je pense en premier lieu à ma banque et à mon FAI).
Donc ça ne sert à rien de s’auto-flageller, d’autant qu’il reste des exceptions dans les agences web comme ailleurs. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le meme sac, ni mettre tous les employés d’une meme agence dans le meme sac non plus.
Des prestataires de services (développeurs, designers, chauffagistes, électriciens, repasseuses de linge, …) qui bossent avec comme soucis n°1 la satisfaction du client, ça existera toujours, mais ça sera de + en + rare, c’est certain.
Jimmy, un consommateur désenchanté.
le 14 December 2007 à 22h36
Malgré mes 20ans, j’ai quand même un peu d’expérience en grosse agence web (y’as un jeux de mots avec six dedans et on ne peut pas dire qu’elle soit floue) et oui il y a des gens qui sont la que pour vendre et ne tire pas le web vers le haut mais d’autres personnes sont vraiment exceptionnel aiment ce qu’elles font et c’est loin d’être la minorité.
Ce que je trouve dommage c’est que ton billet dit oui les webagency ne s’intéressent qu’a l’argent, ne font pas de qualité, c’est une généralité bien sur. Dommage que tu ne propose pas d’autre vision, travaillé pour un client unique? Un seul site comme projet? Je trouve que ca limite. Il y a pour moi des structure intéressantes et d’autre non. Le travail en webagency était avant comme tu le dis 22h et taffe le week-end, je connais des gens qu’ils l’ont fait trés longtemps, il sont aujourd’hui toujours en webagency, mais ca a changé, les gens ont changé et finalement ca redevient fun et leur taffe est super intéressant, donc c’est vraiment du cas par cas, la généralité est dangereuse et pour moi fausse.
le 15 December 2007 à 00h53
Idem, j’ai du mal avec l’article, certains points sont bien vrais mais pour le reste, c’est quand même de grosses généralités.
Il y a des tas de grosses agences qui n’ont pas comme seule priorité l’argent. Des boites comme fullsix, wcube, publicis net, soleil noir, supergazol, qui bien sur sont là pour faire du business et le font, mais ont une véritable démarche de qualité et d’écoute de leurs clients, avec des tas de travailleurs compétents et motivés.
Ils viennent du milieu de la communication et apportent leur savoir-faire qui manque à beaucoup de “pure players” du web.
Furax résume bien la chose : Il y a de la place pour les freelances, pour les agences locales, parisiennes ou nationales. Mais chacun doit rester à sa place sur son marché et ses clients. Personne ne sait tout faire
le 15 December 2007 à 16h18
Babozor, je te trouve un peu sévère sur les “grandes” agences web. D’accord, tout n’est pas rose, surtout dans le domaine de la production web, mais de là à dire qu’il y a bcp d’incompétents, c’est aller un peu trop loin je pense. Et il faut aussi garder à l’esprit qu’elles sont des agences de communication, et non pas des agences web à proprement parler. Après c’est comme partout, il y a des gens plus ou moins impliqués/talentueux/à-jour/ etc…
le 16 December 2007 à 00h40
Ok, j’avoue y être allé un peu fort
(même si je ne renie en rien ce que j’ai dit)
Je suis d’accord sur le fait qu’il y a beaucoup de gens talentueux et sympa en agence… ma seule question est : “qu’est ce qu’ils foutent encore là bas?”
Pour être plus pragmatique, j’en ai fait 3… avec des expériences divers, mais les 3 se sont révélés des fiasco (même si j’y ai appris beaucoup de choses)
Pour les image sur l’étiquette, j’ai mis les dernières que j’ai faites… pour fullsix, j’ai un ami très proche qui y a travaillé pendant 2 ans et qui pourrait témoigner (à mon futur procès en sorcellerie organisé sous peu).
Pour répondre à certains, je ne crache pas dans la soupe… j’aurais pu le faire si je travallais toujours en agence, ce qui n’est plus le cas, est ce que dénoncer les dérives d’un système c’est cracher dans la soupe pour vous.
Ok, j’ai eut la dent un peu dure, mais honnêtement c’est réellement ce que je pense. Les agences ne font pas du web… si elles avaient un temps soit peu de conscience professionnelle elles ne conseilleraient pas des sites full flash pour du e-commerce, elles ne tenteraient pas d’arnaquer purement et simplement certains de leurs clients, elles feraient attention à ce qu’elle livre, etc… si vous voulez des exemples j’en ai une pelletée
Je n’attaque pas les gens qui sont dans les agences, mais la structure elle même, qui fait que les gens deviennent agressifs, individualistes et prétentieux. C’est juste une question de survie.
Mais bon si vous vous sentez bien en agence, tant mieux pour vous
(moi je me sens très bien en dehors…)
le 16 December 2007 à 16h01
Je ne suis pas du tout dans ce milieu, mais ma fille travaille dans celui ci.
ce qui me semblerait interressant, serait d’avoir les réactions des patrons de web agency à cet article (et aux réactions quasi unanimes qu’il a succité).
Pas sur la compétence ou l’incompétence car il est certain que l’incompétence c’est toujours chez les autres et la compétence toujours chez soi, mais plutôt à la description des conditions de travail et l’importance du turn over.
En un mot, j’aimerais bien un jour q’un de ces patrons que pourtant je considère comme des gens intelligents puisse expliquer et justifier comment l’on peu instaurer le turn over du personnel (qualifié en plus) comme culture d’entreprise viable a long terme.
Pour conclure, je retiendrais surtout le titre de l’article “web agency- mort imminente”. Si ces entreprises doivent disparaître ce n’est certainement pas par incompétence car à ce titre je pense en effet que l’article est réducteur (il y en a certainement de tres compétentes), mais par une ignorance ehonté et coupable des base de gestion de ressources humaines. Et je suis persuadé que ceci est vrai quelque soit le type de l’entreprise.
Je pense qu’il restera des web agency, car contrairement à ce que dit l’article, je crois que la réalisation de site web ne peux pas être l’appanage des informaticiens, mais que les boites de com sont dans une extention de leur secteur d’activité et de compétences.
Mais celle qui subsisteront seront celles qui auront compris qu’outre les compétences objectives et indispensables des collaborateurs recrutés, la gestions des relations humaines est indispensable, qu’elle ne se limite pas à l’achat de flipper de baby foot et au garnissage du bar de l’entreprise, mais aussi et surtout au respect de la vie privé de ses employés.
le 17 December 2007 à 09h45
J’ai eu plusieurs experiences malheureuses avec les agences web. La dernière en date une grosse agence se déclarant le leader en webmarketing a qui on a confié un budget de 500 000€ pour une grosse campagne web. Après plusieurs couacs, j’appelle l’agence et je découvre que la personne en charge de notre dossier est un stagiaire…
Je trouve ça un peu abusé pour les sommes engagées…
Au final on gère de plus en plus les campagnes en interne avec un pro du referencement (naturel et payant) un chargé de marketing web et un developper/designer.
C’est moins cher, personnalisé et plus réactif.
le 18 December 2007 à 18h19
C’est le web à 2 vitesses, celui de l’ergonomie, de l’accessibilité, des technos modernes, de (certaines) starts-up et le web que j’appelle de province, les agences qui constituent la grand majorité du web français, ou les gens se sont improvisés webmaster car au final ce n’est pas bien dur de faire des sites webs. Mais leur code est atroce, leur graphisme idem, l’accessibilité jamais entendu..
Mais loin de voir ça d’un point de vue pessimiste, le web est encore récent et tant que le public n’aura pas la culture pour différencier les bons (et beaux) sites des autres on retrouvera de nombreux sites “pourris”.
C’est une extraordinaire opportunité pour tous les vrais professionnels du web, car le marché de re-design de sites est immense!!! Le prix reste souvent un frein, mais encore une fois avec l’explosion d’internet et du potentiel public cible, le prix se justifiera et en utilisant de bons outils maisons, les temps de dév peuvent se réduire.
Bref, tout reste à construire et c’est ça qui fait l’attrait du web :p
le 18 December 2007 à 21h02
Je n’ai pas travaillé pour une webagency à proprement parler, mais pour une agence web/evenenmentiel. Mon ressenti par rapport à ma propre boite (rachetée par une boite plus grosse effectivement intéressée uniquement par l’argent), ainsi que par rapport aux agence de com, de graphisme, ou agences “web” avec qui j’ai pu bosser (partenariat ou relation client-presta), j’ai le même ressenti que toi.
Je pense que de petites structures fonctionnent des fois mieux (mais pas toujours), mais elles ont néanmoins du mal à approcher de gros clients, qui seront plus séduits par la grosse boite bourrée de références, qui lui propose tout un panel de communication multi-support (web, print, vidéo, on est spécialistes de tout…)
Bref, j’ai subi pendant deux ans, et je bosse maintenant dans une collectivité territoriale, qui a décidé d’internaliser le travail. Résultat, je bosse seul ou avec des participations externes de personnes dont je connais la valeur, et ça fonctionne très bien.
le 19 December 2007 à 00h29
Rien à rajouter Olivier, à part, que les agences le savent. Elles tentent de sauver le navire, qui est déjà en train de couler.
Elles ferment les yeux sur un truc inévitable : On ne peut plus vendre un projet des millions d’euros sans avoir une vraie bonne raison, et sans un concept et une idée méga forte, qui tient en une seule board en présentation.
Ca manque de couilles tout ça.
le 19 December 2007 à 10h12
Bonjour,
Je rebondis sur cet article, un peu surprenant, mais légitime.
Issu de la communication “papier” en agence “classique”, je travaille aujourd’hui comme directeur marketing en Agence Web.
Et je ne peux confirmer tout vos dires. Heureusement l’article se termine sur “Je pense que malgré tout cela il reste une place (une petite peut être) pour des webAgencys à taille humaine, qui se soucient de leurs clients, qui fournissent un travail de qualité, un conseil utile et avisé… mais pour être honnête je n’en ai pas encore vu.”
Nous sommes effectivement une agence Web à taille humaine, nous sommes indépendants et avons su conserver nos talents chez nous.
Effectivement, travailler avec de grosses structures, dans le Web ou non, implique forcément, et ce quelque soit le domaine d’activité, une relation pls industrielle donc moins humaine. La structure même du marché impose ce cadre organisationnel.
Néanmoins, je ne peux pas laisser dire que l’incompétence est omniprésente.
Quoiqu’il en soit, et je parle en connaissance de cause, puisque de la société dans laquelle j’évolue, il est encore possible d’humaniser la relation agence/client en 2007. C’est aujourd’hui notre fer de lance et notre différence. Nous sommes clairement, des artisans du Web et avons su garder notre indépendance, notre “patte” humaine et graphique.
La dimension de la structure ou notre postionnement en région, n’amoindrissent en aucun cas, la qualité de nos réalisations. Bien au contraire..!
Vous parlez de “course au pognon”, disant que la R&D n’est pas au coeur du problème… C’est faux !
Notre stratégie de développement s’appuie sur une R&D spécifique qui pourrait, sans aucun doute, vous surprendre. Sans cette partie là, nous dévaleriserions une grande partie de notre approche conseil, aujourd’hui pilier de notre relation client.
J’avance désormais mon point de vue, il est strictement personnel et n’engage donc que moi. Tu parles de “brasser du vent”, ta réaction épidermique à l’annonce du terme “Web Agency” fait réfléchir, il y a forcément un antécédent qui a laissé des traces…
Globalement, l’approche faite autour des grandes structures, n’est pas fausse, mais attention; une fois de plus, il ne s’agit pas d’imposer un point de vue non nuancé, ce qui est le cas de ton post. Il a le mérite de susciter les réactions, mais discréditent une partie des professionnels du Web.
J’aurais tout intérêt à te suivre, positionné comme agence indépendante, créative et à taille humaine, mais, malgrè tout, j’ai eu l’occasion de croiser des gens de qualité, si bien sur le plan professionnel qu’humain, même dans de grandes agences.
S’agit-il d’un syndrome 99 F, je ne te le souhaite pas…
Je suis prêt à te recevoir chez nous, si cela peut te prouver que talents, confiance, sincérité, professionalisme et respect peuvent encore se conjuguer sous un même toit !
See U
Matthieu
le 19 December 2007 à 10h30
Les claquette pour apaiser le client mécontent c’est tellement vrai. Beaucoup de pipeau aussi, les web agency en fais c’est très artistique.
D’après mon experience et celle de connaissances travaillant dans d’autres agences, un gros problème est la méthode “Rache”, très utilisée dans le développement web apparement ; ainsi que le rognage de jours de chef de projet et de documentation (deux choses qui ne servent à rien, un post-it des charges est suffisant) quand le client se plaint que le devis est trop cher.
le 19 December 2007 à 12h58
Je pense que tu n’as pas bossé dans les bonnes.
Les agences intégrées dans ton illustration sont des “slave drivers”, sans culture digitale, effectivement intéressées uniquement par le pognon.
Je ne vais rentrer sur le terrain de la comparaison, mais certains gros acteurs du digital sur la place, sans les citer, sont de vrais professionnels et l’ambiance de travail est excellente.
Je suis directeur de clientèle, j’aime mon agence, mon métier, mes clients me respectent car ils savent que je ne suis pas un vendeur de lessive mais un partenaire.
Je leur fais partager mon enthousiasme et tout va bien.
De bons conseils, du bon boulot font des clients contents qui en retour investissement plus d’argent et nous permettent de faire encore mieux la fois suivante.
Je suis aussi payé très correctement, et je n’ai pas l’impression d’être un “travailleur du web”.
Bref, ne généralise pas. La seule chose à déplorer est le manque de choix. Je ne vois pas où je pourrais avoir envie d’aller demain ?
le 19 December 2007 à 14h04
“Rémi : comme fullsix, wcube, publicis net, soleil noir, supergazol, qui bien sur sont là pour faire du business et le font, mais ont une véritable démarche de qualité et d’écoute de leurs clients, avec des tas de travailleurs compétents et motivés.”
> nan, tu ne peux pas mettre dans le meme sac Soleil Noir et Fullsix. Je ne reviendrais pas sur les autres je n’y ai pas bossé. Pour Sn ou f6, comment peux tu comparer une boite de 10 personnes passionné de web/crea (et pas de thunes comme tu le sous-entend) et une agence dispatché dans 6 pays, coté en bourses avec plus de 1000 salariés… qui pour le coup laisse malheureuselent souvent de coté la qualité au profit du rendement…
Et sinon, je partage en très grande partie l’avis d’olivier… avec une légère nuance, j’ai bossé récemment pour Ogilvy One, et pour le coup j’ai rencontrés des gens compétents ET avec une vrai volonté de qualité… comme quoi, ça existe encore (véridique, voir qq1 pret à dire “on s’en fout tu prix, on mettra de notre poche si il faut, mais on vas faire un truc qui déchire”… ça fait vraiment, vraiment plaisir)
le 19 December 2007 à 14h10
Coté crea/prod le systeme est quand même bien pourri :
- on cravache pour des compet histoire de faire un truc trop wahou (mais si, regardes North Kingdom ils y arrivent eux, bon ok ils sont plus nombreux mieux organisés et ils ont du matos de ouf mais nous on a LA FRENCH TOUCH PREMIUM STYLE et la foi).
- On gagne la compet parcequ’on leur dis que ça va pas couter cher et que c’est zolitavus?
- Resultat on est tous charette parceque qu’ils ont vendu 50 jours, qu’ils nous en faudrait 100 et qu’on nous demande d’en faire que 25 (histoire de marger plus que la grosse marge dejà faite à la journée).
Bref du coup tout le monde peste et bacle son boulot, on a pas le temps de peaufiner, de faire les choses bien, de faire la veille technologique, de former les gens et au final on est pas content de son boulot et on se barre.
? Tu te barre ? Pas grave, t’as beau être bon et je vais peut être galérer pour trouver quelqu’un mais au final j’aurais toujours quelques jeunes promus pour accepter d’être sous-payés et faire des heures sup’ à l’œil.
le 19 December 2007 à 14h37
Article bourré de raccourcis et de caricatures grotesques. Ca sent le manque de recul et de maturité. Ca sent la frustration et le nez dans le guidon.
L’article oublie tous les acteurs purs players adossés ou pas à des agences de com.
Il reste plein de belles web agencies où les employés ne sont pas des esclaves caricaturés façon Arlette Laguiller et où les gros horaires sont le résultat d’une bonne ambiance et d’une motivation pour des comptes clients interessants.
Dommage pour toi que tu n’es pas rencontré ce type d’agences, ou peut être qu’elles n’ont pas voulu de toi…
le 20 December 2007 à 17h10
chtoo Says: Article bourré de raccourcis et de caricatures grotesques. Ca sent le manque de recul et de maturité. Ca sent la frustration et le nez dans le guidon….
Euh pas d’accord du tout… c’est un tableau tres bien dressé de ce qui se passe dans CERTAINES agences….
et j’ai demissioné justement pour toutes les raisons évoquées plus haut …
Si tu as eu la chance de ne pas tomber dans ce genre de société et bien tant mieux pour toi… mais ne vas pas dire à ce qui l ont vécu ou qui le vive que c’est une “caricature grostesque”… Ce n’est que le triste reflet d’une réalité pour certain d’entre nous…
Et permet moi de te dire que je trouve ta derniere remarque stupide et déplacé, tu peux prendre la defense de ta chere et tendre société adore sans forcement etre odieux, du coup tu aurais pu ammené quelque chose d interessant a la discussion ..ou pas…
le 24 December 2007 à 16h05
Je suis coté annonceur, mon agence web est Mégalos, et je crois que cette agence est complètement hors système vu vos commentaires. Je suis un de leurs gros clients (avec plusieurs centaines de kE par ans) et j’ai un directeur conseil ultra compétent, une équipe de DA très talentueuses, un vrai apport conseil et des équipes très réactives et transparentes.
L’agence est indépendante, d’une taille moyenne (70 environ) et je pense que ca fait la différence. J’ai également travaillé avec d’autres structures plus grosses (type Ogilvy) ou plus petites et je pense que les agences web sont très légitimes.
le 25 December 2007 à 16h25
Je suis d’accord avec ton constat … à 200% ! Je n’ai trouvé dans ton propos que la vérité, ça colla parfaitement à la réalité! c’est incroyable ! J’ai en réalité lu ce que je pense depuis longtemps. Merci !
le 30 December 2007 à 13h54
D’accord a 100% avec cet article , meme a Montréal.
le 1 January 2008 à 20h12
Entièrement d’accord avec toi! Si j’avais entamé (j’y avait pensé) l’écriture d’un article sur le sujet j’aurait dit pareil…
Pour ma part je n’ai eu qu’un seule (courte) expérience en agence dans le cadre d’un stage. Diagnostic catastrophique. J’ai vu des choses incroyables (factures de 50000 euros pour des sites pourris techniquement, graphiquement et même du point de vue “utilité” pour le client (la fameuse partie “conseil” des agences). Que dire d’autre que moi, travaillant en freelance, j’aurai honte de livrer ce genre de travail alors que je travaille pour 1/30 du prix. Enfin…du grand n’importe quoi. J’en dirai beaucoup plus mais j’ai tellement fait chier mes ptits camarades a leur raconter ce que j’ai vu que moi même j’en ai un peu marre:). Enfin bref, encore merci pour avoir écrit cet article, j’espère qu’avec le temps les “clients” deviendront eux mêmes plus matures et se tourneront vers d’autres solutions. (Je pense de plus en plus vers des petites agences ou du freelance de qualité, et il y en a…).
le 7 January 2008 à 15h27
J’ai quitté il y a quelques temps une grosse agence et je trouve que cet article met clairement le doigt là où ça fait mal en disant des choses très vraies.
Je ne suis toutefois pas totalement d’accord avec certaines affirmations. Dans l’agence où j’étais, il y avait des dizaines de gens très pointus dans leur domaine : CSS, XHTML, Flash… et des jeunes moins expérimentés qui apprenaient auprès d’eux.
Il y avait également des consultants/chefs de projets qui n’avaient pas vu souvent de tags HTML dans leur vie regimbaient dès qu’on leur parlait technique.
La taille de ces agences et leur organisation jouent aussi contre elles : j’ai vu des cas où il fallait faire internvenir trois personnes différentes et facturer un jour/homme pour faire des choses qui me prennent quelques minutes en tant que freelance.
le 7 January 2008 à 15h47
Je me suis permis un droit de réponse sur mon blog en tant que Consultant au sein de FullSIX.
http://cdeniaud.canalblog.com/archives/2008/01/07/7478648.html
le 7 January 2008 à 15h52
Salut… Ton analyse a du vrai, mais le manque de compétence est le lot de tout secteur en pleine croissance. Je suis CR chez Fullsix et nous avons des talents incroyables, qui contrairement à tes dires, ne viennent pas du print. La formation et les compétences se façonnent avec du temps.
Tu dis qu’on fait un travail de merde, mais dis moi alors pourquoi les clients continuent d’investir dans notre savoir faire ? Pourquoi les contrats affluent et pourquoi les pitch pleuvent ? Quand des budgets sont aussi importants, les solutions sont envisagées et analysées de très près par les clients.
Enfin, je pense qu’il est un peu tôt pour s’avancer sur la mort des agences web, mais tu auras au moins eu le mérite de créer un beau buzz sur ton site, c’est peut-être même à mon sens un savoir-faire qui te viens de ton expérience dans les agences web et le but premier de ce post.
Ludo
ouvrier du texte
le 8 January 2008 à 10h12
Les clients continuent d’investir car ils n’ont pas le choix et se doivent de communiquer et comme ils ne connaissent rien dans le domaine, ils font appel aux agences.
En ce qui concernent les budgets, il faut arrêter d’établir des devis à la louche, je dirait même plus que ça à la pelle…
Les agences savent à qui elles parlent, et établissent leur devis en fonction sans que les prestations soient à la hauteur du chèque…
le 8 January 2008 à 11h45
Bonjour,
En ce qui me concerne j’ai travaillé côté client en interne et je suis depuis peu en agence. Je peux affirmer que ce client n’avait en aucun cas une politique d’internalisation des compétences dans le domaine du web. Bien au contraire.
Ces gens là étudie diverses solutions, dans certains cas il continuront de faire confiance aux grosses agences dans d’autre cas ils feront appel à des freelance ou de plus petites structures.
Que l’ont soit un “mastodonte”, un “outsider” ou encore un “freelance” je pense que tlm à sa place dans un domaine en pleine expansion.
Pour ma part je travail aujourd’hui du côté des “mastodontes” et je vous prie de croire qu’il en faut quand on voit les exigences du client sur certains projet. J’y suis depuis peu certe mais cette courte période m’a déjà apporté bcp d’un point de vue professionnel, je suis entouré de gens compétent en qui j’ai confiance et je suis convaincu que j’ai fait le bon choix dans une entreprise saine.
Il faut juste arrêter de “ouin ouin” et se dire que dans ce domaine tout n’est pas encore rose et qu’il faut cravacher pour réussir… On a pas tous la chance de trouver une “über” webagency à 2 clients qui arrivent à faire du chiffre et il faut bien commencer qq part…
le 9 January 2008 à 12h10
Palala la discussion de concierge ! Ah ma bonne dame, y’a plus de saison, on n’a plus de neige à Noël et les agences vont mourir, oui oui je vous le dis.
Je ne vois pas où est la polémique ? Des personnes compétentes, il y en a évidemment et des incompétents aussi… comme partout. Ah la belle affaire ! L’agence web n’a pas inventé le business, oui il y a des pauvres clients qui se font avoir, d’autres y trouvent leur compte et oui il y a des planqués et oui il y a des travailleurs brillants… mais je ne pensais pas que c’était spécifique au web.
Après je pense qu’on aura du mal à trouver des travailleurs de 20 ans d’expérience dans un média ayant débouché sur de vrais métiers depuis à peine 15 ans (et encore)… enfin comme chacun le sait tout consultant au dirigeant d’une agence a découvert le web en 89.
En conclusion, je peux dire que le boulanger en bas de chez moi fait un mauvais pain (je ne sais pas s’il est compétent ou pas dans le fond mais il gagne sa croute ahah), mais comme je suis fainéant je ne vais pas chez son concurrent 300 mètres plus loin qui lui est un vrai artisan. Est-ce la fin des boulangers ? Voilà un bon sujet de conversation qui mériterait un billet…
le 13 January 2008 à 03h11
Bonjour,
Votre article est intéressant pour moi, un petit peu “exagérateur” mais il porte à la lecture de ses nombreux commentaires tous aussi pertinents les uns que les autres.
Il est à chacun d’avoir son approche sur les sujets traités ici, car chacun peut apporter sa propre expérience vécue dans/avec des agences Web (toujours) différentes.
Je pense qu’une Web Agency peut être difficilement qualifiée de “bonne” ou “mauvaise” tout comme ses employés de “compétents” ou “incompétents” si l’on veut faire preuve d’un peu de “sagesse et de gentillesse” (si l’on veut…) :
Le Web évolue si vite qu’il aurait fallu pouvoir lire l’avenir afin d’être irréprochable aujourd’hui ou bien mener une double vie pour tantôt “produire suffisamment” et “s’auto-former perpétuellement”. C’est pourquoi on trouve beaucoup d’agences Web ayant une production d’avant-guerre. Mais bien sur, allez raconter cela à un client… non… il faut être bon et le plus possible.
Quant au manque de compétence, les formations Web commencent à peine à exister véritablement et à se faire connaitre…tout cela va prendre de l’ampleur et évidement il y aura du mouvement pour les Web Agencies, toujours plus de mouvement et pendant longtemps.
Je termine : mais finalement, comme toute autre entreprise, dans tout autre domaine, il y a du bon, du moins bon et des extrêmes. Pourvu que l’on soit honnête, que l’on réponde au besoin du client par son produit de qualité (potentiel technologique ici) égale ou non à la production de ses concurrents, la satisfaction du client juge en grande partie de notre compétence dans le domaine.
J’ai été développeur Web dans un service informatique d’une entreprise de SAV Electronique, puis développeur Web et responsable technique de projet dans une agence de communication. J’ai la chance d’y avoir démarré un service Web plein d’ambitions.
En parallèle, je viens de lancer Occurrence Web en portage salarial d’abord pour avoir ma propre structure, mes clients et donc mon approche du métier d’indépendant.
Merci et bonne continuation dans cette nouvelle année.
le 13 January 2008 à 08h24
Mouais, je comprends les avis courroucés des uns qui travaillent aujourd’hui encore en agence et qui se sentent visés… mais là je dirais deux choses:
1. si cet article vous touche tellement, c’est qu’il y a plus qu’une part de vérité, sinon vous ne vous mettriez pas dans tous ces états pour si peu
2. On a toujours le choix, même si certaines fois les choix sont plus difficiles que d’autres… vous avez le choix de rester dans une structure sclérosée et administrative, qui au mieux vous ignore, au pire vous écrase ou faire le choix de partir et tenter de chercher une structure qui vous correspond mieux.
Je sais que j’ai une vision un peu naïve, mais pour moi être Travailleur Du Web c’est un honneur, un privilège et je ne me vois plus pointer comme j’ai pu le faire avant dans une structure de ce type dans l’espoir éventuellement un jour de faire changer les choses, ça ne marche pas.
Mon venin sur ce coup est destiné à la structure elle même et non aux gens qui y sont (même si pour moi ils gâchent leur temps et leur talent)
Bon c’est ma vision… j’ai galéré depuis un an pour trouver une start-up, une petite structure, qui puisse me donner cette liberté, les responsabilités et l’intérêt qui me manquait profondément en agence. C’est pas simple, mais c’est trouvable.
le 20 March 2008 à 16h34
Cher babozor, je tombe aujourd’hui sur ton article au boulot et je souris intérieurement : ainsi donc c’est partout (ou presque) pareil ! Travaillant moi-même en webagency, je suis régulièrement sidéré par la médiocre qualité de nos prestations par rapport aux prix exhorbitants que nous pratiquons. C’est triste, mais les “valeurs” véhiculées en webagency se résument bel à bien à qqchose comme : “Réfléchir le moins possible pour gagner le plus possible”..
Tant que les webagency n’auront pas une approche plus ‘éthique’ de leur métier (faire des sites qu’on prend plaisir à concevoir, réaliser et utiliser plutôt que des sites fait à la va-vite pour le pognon), l’éventualité de leur disparition ne deviendra que plus probable - et ce sera tant mieux.
Encore bravo pour ton article.
le 13 April 2008 à 10h58
Très intéressant, et très proche du milieu des SSII, dans lequel j’évolue depuis quelques années. Mêmes méthodes : pipot des commerciaux qui vendent des experts à tout va - en gonflant les CV au passage -, absence de formation dans un secteur en perpétuelle évolution, la formation étant perçue comme un coût pas comme un investissement. Bref, web agencies et SSII ont apparemment les mêmes solutions aux mêmes problèmes.
Faire du fric n’est pas un mal : c’est même la mission principale d’une entreprise. Mais le faire avec des logiques essentiellement court terme, parfois de terre brûlée, est absurde. Ceci dit, le modèle éco en informatique est le même qu’ailleurs : réduire les coûts (en gros, les salaires et la formation), marger le plus possible (heures sup non payées, stagiaires ou débutants utilisés quand on facture des experts … ). Mais sans vouloir défendre les web agency et encore moins les SSII, le client tend souvent le bâton pour se faire battre : gober tout cru la réputation d’une société bâtie à coup de pub et de discours commerciaux (”numéro 1″, “leader”, il suffit de payer pour l’afficher, le répéter, le matraquer, sur tous les sites ou journaux), vouloir payer le moins cher possible le moutons à cinq pattes (bougez pas, vous dira le bon commercial, on vous le prépare à grands coups de bricolage de CV votre expert) sachant qu’un expert ne peut pas être vendu au même tarif qu’un jeune diplômé … etc, en résumé, oublier que le rôle d’un commercial c’est de faire rêver sur la compétence ou le résultat, pas de conseiller, est un principe que le client devrait garder à l’esprit.
Bien souvent, le client final n’est pas un agneau innocent qu’il faut protéger : il est dans la même logique de réduction de coût. Tout le monde sur le marché est donc dans cette même logique, et cela restera sans doute la logique dominante pour un bout de temps encore. C’est d’ailleurs pour cette raison que le commercial pipote autant. Pas parce qu’il est essentiellement mauvais, mais parce que comme nous, il doit répondre et survivre à des logiques absurdes contre lesquels il ne peut rien (même s’il sous-estime souvent le fait qu’il n’est qu’un pion, comme les techos de base que nous sommes, et nous regarde parfois comme les gros naïfs que nous avons trop souvent été).
Il ne reste alors plus qu’à continuer faire du boulot de merde en entreprise, à savoir se défendre face à son commercial (”t’as chiffré trop bas, t’as mal fait ton boulot” il le sait et sait désormais que vous le savez et ne peut faire redescendre son stress sur votre gueule) et à côté de ça, avoir des projets perso sur lesquels s’éclater, où l’on fait de la qualité, pour soi, pour le plaisir de progresser et donc pouvoir trouver mieux (souvent uniquement en terme de salaire) ailleurs.
Il faut semble-t-il devenir schyzo et s’en foutre du reste. Ecouter son commercial, son chef d’agence, et oublier dans la seconde le beau discours. S’en foutre royalement mais discrètement. Ne plus les croire et donc ne plus être déçu. Et en période très faste comme aujourd’hui (les carnets de commandes sont pleins de chez pleins), changer de job et prendre 10% d’augmentation de salaire au passage.
Entre le stress et le cynisme : choisissez le cynisme. Vous connaîtrez moins de déception et cesserez, à votre modeste échelle, de cautionner une logique absurde contre laquelle vous ne pouvez rien. S’en foutre et s’en sortir, pour survivre dans un monde qui aurait pu être merveilleux. Pourquoi pas ?
le 17 June 2008 à 17h58
Marrant cette discussion !
Je suis pour ma part le fondateur d’une petite agence.
Celle-ci a été fondée sur la base de mes compétences en référencement, en travaillant avec des free-lances pour les aspects que je ne maîtrisais pas ou pas bien (personne ne peut être expert en tout, développement, graphisme, référencement, communication, etc.).
Puis l’agence a doucement grandi, même si elle est toujours petite. Les free-lances ont été embauchés en fixe, d’autres free-lance sont venus renforcer nos compétences. Nous grossissons doucement, mais sans prendre la grosse tête.
Bien sûr, les salaires ne sont pas encore à la hauteur de ce que j’aimerai pouvoir faire (le mien non plus…) mais visiblement, personne ne veut partir de chez nous. Les budgets que nous avons sont loin de ceux que vous évoquez, alors que notre implication dans les projets de nos clients est toujours très forte.
Je suis toutefois d’accord avec Damien, il n’y a pas de quoi polémiquer, il y aura toujours des entreprises pour qui le « service au client » n’est pas un vain mot, et ceux qui s’en fichent royalement.
Il y aura toujours des gens compétents et des incompétents. Ce qui me surprend, c’est que vous ne laissez pas beaucoup de chance aux clients. Ils ne sont pas tous idiots, loin de là et savent faire leur choix de manière intelligente dans de nombreux cas. J’admets que c’est parfois difficile pour eux tant ce métier reste nouveau et évolue vite, mais ils se font rarement arnaquer deux fois.
Il y a donc de l’avenir pour de nombreuses webagency qui font leur travail sérieusement.
Sylvain - Axe-Net
le 10 December 2008 à 18h17
Bonjour,
Une contribution au débat “webagency”:
http://www.xeres.com/xerescom/2008/12/webagency-quell.html
le 27 August 2010 à 13h31
Il est intéressant de voir de nombreuses annonces dans des sites d’emplois dans des destinations offshore, pour recruter du personnel urgemment car une webagency a vendu des services sans compétences
Exemple intéressant en France, pour une formation complexe sur mainframe, IBM envoie un formateur. Des collègues se forment en 1 semaine avant, histoire de se mettre à niveau. A l’arrivée, le formateur IBM était un des élèves de la formation qu’avaient assistés mes collègues. Ce n’est pas sérieux tout cela ;-)))